Un cas de diphtérie diagnostiqué à Dunkerque : une maladie rare mais grave
Un cas de diphtérie a été diagnostiqué chez un patient hospitalisé au centre hospitalier de Dunkerque, dans le département du Nord. Bien que cette maladie soit devenue rare grâce à la vaccination, elle reste très contagieuse et peut entraîner de graves complications.
Les analyses ont révélé que la bactérie identifiée, Corynebacterium diphtheriae, possède le gène responsable de la production de la toxine diphtérique. Cette toxine peut causer des complications sévères, notamment cardiaques ou neurologiques. L’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France a précisé que cette identification permet d’adapter le traitement du patient et les mes de prévention pour ses contacts.
La diphtérie est causée par plusieurs espèces bactériennes, dont Corynebacterium diphtheriae, C. ulcerans, et C. pseudotuberculosis. Seules certaines souches de ces bactéries produisent la toxine diphtérique, capable de provoquer des complications graves chez les personnes non vaccinées ou insuffisamment vaccinées.
La transmission de la diphtérie se fait principalement par les gouttelettes respiratoires lors de la toux et des éternuements d’une personne infectée. Elle peut également se transmettre par contact direct avec des plaies ou des objets contaminés. Une fois dans l’organisme, la bactérie produit des toxines endommageant les tissus corporels.
Les symptômes de la diphtérie apparaissent généralement entre 2 et 5 jours après l’incubation et incluent des maux de gorge, de la fièvre et une tuméfaction du cou. L’angine diphtérique est la forme habituelle de la maladie, pouvant entraîner des infections des voies respiratoires supérieures, et dans les cas les plus graves, des paralysies.
Le diagnostic repose sur un examen clinique et des cultures bactériennes. En cas de confirmation, un traitement par antitoxine diphtérique et une antibiothérapie sont administrés rapidement.
La vaccination demeure le meilleur moyen de prévention contre la diphtérie. Le vaccin combiné diphtérique, tétanique et coquelucheux est obligatoire pour les nourrissons depuis 2018, tout comme pour les enfants et les professionnels de santé.
L’ARS des Hauts-de-France a informé que les personnels soignants et les sapeurs-pompiers ayant été en contact avec le patient ont été identifiés et pris en charge. Des recherches sont également en cours pour vérifier le statut vaccinal des personnes ayant été en contact avec le patient.
En 2025, la France a enregistré 39 cas de diphtérie toxique, dont 14 cas de Corynebacterium diphtheriae et 17 cas de C. ulcerans.
Source : Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France.

