Comment expliquer la peur de l’éducation à la vie relationnelle et affective, et à la sexualité ?
Une loi votée il y a un quart de siècle impose trois séances d’éducation sexuelle par an pour chaque élève en France. Pourtant, cette initiative continue de susciter de nombreuses résistances. Comment expliquer cette hostilité persistante à l’égard de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) ?
Les opposants à l’EVARS, souvent issus de milieux conservateurs, parviennent à influencer le contenu des programmes éducatifs. Ils craignent que cette éducation ne favorise une sexualité précoce ou ne contredise leurs valeurs morales et religieuses. Cette réticence est alimentée par des stéréotypes et des tabous qui entourent la sexualité, en particulier celle des adolescents.
La peur des adultes face à la sexualité des jeunes est également notable. Selon des experts, cette anxiété découle d’un manque d’information et d’une peur de perdre le contrôle sur l’éducation de leurs enfants. Il est crucial d’informer, de dédiaboliser et de déculpabiliser les discussions autour de ces sujets pour prévenir les violences sexuelles. Environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, ce qui souligne l’importance d’une éducation sexuelle adéquate.
Ainsi, la résistance à l’EVARS ne doit pas seulement être perçue comme un phénomène culturel, mais aussi comme un enjeu de santé publique. Une éducation sexuelle ouverte et informée pourrait contribuer à réduire les violences et à protéger les mineurs.
Source : France Inter

