L’économie de la fonctionnalité : un « amortisseur d’inflation » en quête de légitimité
Le colloque intitulé « Économie de la fonctionnalité : quelles perspectives pour 2027 ? », organisé par Grégory Blanc le 14 septembre au Sénat, a mis en lumière des enjeux cruciaux pour l’économie française. Les discussions ont principalement porté sur la nécessité de réformer des éléments clés tels que le plan comptable général, les régimes de fiducie, les mécanismes du marché global de performance, et le fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée. Ces sujets, bien que techniques, sont considérés comme des « verrous » à lever pour favoriser le développement de l’économie de la fonctionnalité.
Ce colloque fait suite à la publication du rapport « Économie de la fonctionnalité : états des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique » en mai, qui a proposé 16 recommandations pour sécuriser ce modèle. Grégory Blanc, sénateur du Maine-et-Loire, souhaite désormais passer à l’action pour mettre en œuvre ces propositions.
Le lendemain, la Direction générale des entreprises (DGE) et l’Agence de la transition écologique (Ademe) ont également organisé une matinée d’échanges sur des thèmes similaires, soulignant l’importance de l’économie de la fonctionnalité dans le contexte actuel de crise inflationniste.
Données et statistiques
Selon l’INSEE, l’inflation en France a atteint 5,6 % en 2023, impactant le pouvoir d’achat des ménages. L’économie de la fonctionnalité est présentée comme un moyen d’atténuer ces effets, en proposant des modèles économiques alternatifs qui favorisent l’usage plutôt que la possession.
Conséquence directe
L’essor de l’économie de la fonctionnalité pourrait ainsi contribuer à libérer du pouvoir d’achat pour les consommateurs, en offrant des solutions plus durables et économiquement viables dans un contexte de hausse des prix.
Source : Usine Nouvelle

