La coalition menée par Riyad accuse les Houthis d’avoir lancé un drone sur La Mecque
La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a déclaré mercredi avoir intercepté et détruit un drone lancé par les Houthis du Yémen, visant la ville sainte de La Mecque. Les rebelles pro-iraniens ont démenti cette accusation.
Dans un communiqué, la coalition a précisé que « le mardi 15 septembre 2026, les Forces royales saoudiennes de défense aérienne ont réussi à intercepter et à détruire un drone hostile lancé par la milice houthie avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit de la sainte capitale ». Le drone a été intercepté au sud de La Mecque.
Le général Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition, a dénoncé « des tentatives désespérées de la milice et de ses alliés visant à perturber la sécurité et la stabilité, mettant en danger les hôtes de la Mosquée sacrée, ainsi que les citoyens et les résidents ».
En réponse, Hazm Al-Assad, un responsable des Houthis, a qualifié ces accusations de « mensonge éculé, déjà utilisé auparavant, qui ne trompe plus personne ».
L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a également condamné les prétendues attaques des Houthis, affirmant qu’elles « profanent la sacralité des lieux saints et heurtent les sentiments des musulmans dans le monde entier ».
Mardi, des alertes aériennes ont été déclenchées dans plusieurs régions du sud de l’Arabie saoudite, y compris à La Mecque, marquant une première depuis le début du conflit régional.
Le Yémen, voisin de l’Arabie saoudite, a été plongé dans le conflit en juillet, suite à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Plus récemment, début septembre, les Houthis ont lancé une offensive majeure, prenant le contrôle de tout le littoral yéménite sur la mer Rouge, y compris le détroit de Bab el-Mandeb, un axe stratégique pour le trafic maritime.
Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a affirmé que les forces saoudiennes avaient mené, au cours des dernières 24 heures, « 52 frappes aériennes » visant des infrastructures civiles dans divers gouvernorats, promettant qu’elles ne resteraient pas « sans réponse ».
Source : Radio-Canada.

