Retard dans la validation du questionnaire sur le harcèlement et les violences sexuelles dans les établissements scolaires
Le nouveau questionnaire destiné à détecter les violences sexuelles chez les élèves prendra du retard dans sa mise en œuvre. Initialement prévu pour être soumis à 10 millions d’élèves en novembre, il doit désormais être validé le 1er octobre, après avoir été présenté aux organisations syndicales et aux fédérations de parents d’élèves pour corrections.
Ce questionnaire, qui s’ajoute à celui sur le harcèlement déjà en place, est destiné aux élèves de la grande section à la terminale. Il inclut des questions adaptées à chaque tranche d’âge, comme : « As-tu peur sur le trajet du collège à cause d’un ou plusieurs élèves ? » et « Manges-tu seul(e) à la cantine ? ». Pour les collégiens et lycéens, des questions spécifiques sur les violences sexuelles sont déjà incluses, telles que : « Es-tu victime d’insultes à caractère sexuel de la part d’un ou plusieurs élèves ? » et « As-tu subi des violences à caractère sexuel de la part d’un ou plusieurs élèves ? ».
Pour les plus jeunes, le questionnaire est plus court et n’inclut pas les mêmes questions. Cependant, ils peuvent répondre à des interrogations comme : « Est-ce qu’un ou plusieurs élèves ont essayé de te retirer tes habits ? »
Le contenu du questionnaire est élaboré en collaboration avec les personnels scolaires, les associations de parents d’élèves et un comité d’experts, y compris des pédopsychiatres. Des préoccupations ont été soulevées concernant certaines formulations, qui pourraient rendre difficile une réponse pertinente pour les élèves. Par exemple, une question relative à la sécurité des élèves mélange plusieurs contextes, ce qui complique l’évaluation de leur ressenti.
De plus, des interrogations subsistent sur la formation et la disponibilité des personnels scolaires pour traiter les cas de violence, surtout dans un contexte où l’Éducation nationale ne dispose que d’un professionnel de santé pour 1 000 élèves. Le respect de l’anonymat des réponses est également un sujet de préoccupation, étant donné que les questionnaires sont remplis en classe.
Le ministère a indiqué que les élèves auront la possibilité de « solliciter un entretien avec des adultes de confiance », mais des doutes persistent sur la manière dont ces adultes seront sélectionnés.
Source : France Culture.

