Une consultation du public s’ouvre concernant le projet immobilier et de dépollution de l’ancienne usine chimique Legré Mante, à la Madrague de Montredon. Les citoyens peuvent donner leur avis jusqu’au 15 octobre.
La Ville de Marseille a ouvert un registre de participation du public concernant le projet de réhabilitation immobilière et de dépollution de l’ancienne usine chimique Legré Mante, située à la Madrague de Montredon (8e). Les citoyens ont jusqu’au 15 octobre pour exprimer leur avis sur ce projet, qui a suscité des tensions entre riverains et associations environnementales.
Ce projet inclut un permis de construire déposé en 2025, visant à dépolluer un site fortement contaminé par des métaux lourds tels que le plomb, l’arsenic et le cadmium. Il prévoit également la création de 140 logements sur cette friche industrielle.
Les Marseillais peuvent consulter le dossier et déposer leur avis, qu’il soit favorable ou non, sur le registre en ligne dédié ou en se rendant à la mairie des 6-8 (Bagatelle) ou aux locaux de la Ville de Marseille, situés au 40 rue Fauchier (13002).
L’issue d’un long feuilleton ?
Le projet immobilier « 195 La Calanque », porté par le groupe Ginkgo, prévoit de transformer l’ancienne usine chimique en un « village à la mer ». Bien que les travaux aient été annoncés pour débuter prochainement, aucune avancée concrète n’a été constatée jusqu’à présent.
Ce projet se heurte à un contexte environnemental et urbain complexe, notamment en raison de la pollution historique des sites industriels présents sur le littoral sud de Marseille. Les craintes des associations environnementales et des riverains portent sur la qualité de la dépollution, ainsi que sur l’impact d’une nouvelle construction sur la circulation dans un secteur déjà contraint.
« Ça aurait mérité une véritable enquête publique »
Rolland Dadena, représentant de l’association Santé littoral sud (ASLS), a exprimé des réserves sur le processus actuel : « Ce projet sensible aurait mérité une véritable enquête publique, avec un commissaire enquêteur indépendant. Là, c’est juste une consultation du public menée par la mairie. C’est un peu léger pour un sujet si lourd. »
À l’opposé, certains acteurs locaux attendent avec impatience le début des travaux, espérant que cela permettra enfin de traiter la pollution du site, attendue depuis la fermeture de l’usine en 2009.
Cet article est basé sur des informations de Made in Marseille.

