L’AESH, un partenaire essentiel dans l’éducation inclusive
Cécile Cathelin, enseignante depuis 25 ans, souligne l’importance des Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) dans son livre Enseigner, tout un sport ! Il était une fois en ovalie scolaire. Elle les décrit comme des « coéquipiers de confiance » qui apportent une richesse d’informations sur les élèves.
Dans son ouvrage, Cathelin établit une analogie entre la salle de classe et un terrain de rugby, évoquant le concept de « l’équipe-classe ». Cette métaphore permet de redéfinir les rôles de chacun, y compris ceux des parents, de la direction et des autres enseignants, tout en mettant en lumière le rôle crucial des AESH.
Selon Cathelin, ces professionnels détiennent souvent des informations précieuses sur les élèves, notamment sur leur vécu, ce qui peut s’avérer essentiel pour adapter l’enseignement. « Parler régulièrement de la situation du jeune accompagné par l’AESH nous permet d’éviter les maladresses en classe », explique-t-elle.
Elle évoque également les défis rencontrés lors de ses premières collaborations avec des AESH, notant qu’il est crucial d’éviter d’isoler les élèves en situation de handicap. Pour favoriser l’inclusion, elle utilise la méthode de la « classe mutuelle », qui organise les élèves en îlots et encourage le travail en équipe.
Cathelin considère l’AESH non seulement comme un accompagnateur individuel, mais aussi comme un co-animateur, participant activement aux cours. Elle insiste sur la nécessité de faire comprendre à tous que l’AESH est un membre à part entière de l’équipe éducative.
Cependant, elle met en garde contre le manque de ressources pour l’inclusion scolaire, soulignant que les AESH ne sont pas suffisamment soutenus financièrement et en termes d’horaires. Elle appelle également à une meilleure formation des enseignants sur les questions de handicap, suggérant la création d’un pôle de formation obligatoire.
L’Éducation nationale encourage l’inclusion scolaire, mais les moyens sur le terrain restent insuffisants, ce qui soulève des questions sur l’efficacité de ces initiatives.
Source : Handicap.fr

