Les salariés de l’Afpa face à un plan social redouté
Les syndicats de l’Agence nationale pour la formation des adultes (Afpa) s’inquiètent de la présentation imminente d’un plan social significatif lors d’un conseil d’administration et d’un comité social et économique central, prévus ce mardi. Pour exprimer leur mécontentement face aux difficultés financières persistantes de l’établissement, un rassemblement est organisé devant le siège à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.
Depuis janvier, le directeur général avait déjà annoncé une réduction des effectifs ainsi que des fermetures et/ou regroupements de centres, selon les déclarations des syndicats CGT, FO et Sud. Ces organisations craignent que les décisions prises lors de la réunion se traduisent par des mes sévères pour les employés et les établissements.
Un modèle économique fragilisé
Yannick Biliec, secrétaire de la FERC-CGT, s’attend à des annonces marquantes, corroborées par des informations relayées par le magazine Marianne, qui évoque la suppression de 841 postes et la fermeture de 39 sites. Créée en 1949, l’Afpa, premier organisme de formation professionnelle qualifiante en France, a déjà connu une restructuration en 2018 et voit ses effectifs diminuer depuis plusieurs années, comptant actuellement 6.000 salariés et 126 centres.
David Bulgheroni, président de la CFE-CGC, souligne que les arbitrages de l’État et des collectivités mettent en péril l’organisme. Il déclare que l’État ne finance plus la formation, laissant cette responsabilité aux régions, qui priorisent d’autres dépenses. Cela pose une menace directe sur la pérennité de l’Afpa à moyen terme, avec une exigence de rentabilité fixée à 2029, sans prise en compte des économies réalisées sur les allocations chômage.
Source : 20 Minutes.

