Vignes en Bretagne : la renaissance des cépages oubliés
La Bretagne, traditionnellement perçue comme une région non viticole, connaît un renouveau inattendu dans la culture de la vigne. Environ cinquante vignobles se sont récemment établis sur les côtes bretonnes, allant jusqu’aux îles. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large de réinvention de la viticulture en France.
Des vignerons, tels que Marie Devigne et Guillaume Hagnier, ont pris le pari de cultiver des cépages oubliés. Ils ont planté cinq hectares de vignes sur la presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan. Pour leur quatrième vendange de chardonnay, ils ont récolté un mois plus tôt que prévu, une conséquence directe du réchauffement climatique.
Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle nationale, la viticulture s’adapte aux changements climatiques. Les vignerons de Normandie, par exemple, revendiquent une indication d’origine protégée pour leurs produits. Des cépages anciens, tels que le Mauzac rose et le Jurançon noir, sont également remis au goût du jour dans d’autres régions, permettant une meilleure résistance aux vagues de chaleur.
La situation actuelle de la viticulture en Bretagne et en France montre que, bien que le réchauffement climatique présente des défis, il offre également des opportunités pour la renaissance de cépages et de méthodes de culture traditionnelles.
Source : France 3 Régions

