Monia Chokri et Niels Schneider explorent l’emprise conjugale dans un film de Géraldine Nakache

« Si tu penses bien » : Géraldine Nakache explore l’emprise conjugale au travers de la radicalité religieuse

Avec son dernier film Si tu penses bien, Géraldine Nakache s’attaque à un sujet délicat : l’emprise conjugale dans un contexte de radicalité religieuse. Présenté au Festival de Cannes en mai, le film met en vedette Monia Chokri et Niels Schneider, et sortira dans les salles le 16 septembre 2026.

L’histoire suit Gil, qui, après la mort de sa cousine, part à Dubaï où elle rencontre Jacques, un juif pratiquant. Leur relation débute par un coup de foudre, mais rapidement, les choses prennent une tournure sombre. Gil tombe enceinte et, sous l’influence de Jacques, décide de garder l’enfant. Après un mariage rapide, la famille s’installe à Fontainebleau, où Gil, croyante mais peu pratiquante, se conforme aux exigences religieuses de son mari.

La phrase prononcée par le rabbin, « Si tu penses bien, il ne t’arrivera que du bien !« , devient un mantra tout au long de l’histoire. Toutefois, cette injonction soulève des questions sur ce que signifie réellement « bien penser ». Pour Jacques, cela signifie se conformer à ses idéaux, et cette interprétation de la religion devient un outil de contrôle sur Gil, qui est progressivement isolée de sa famille et de ses amis.

Géraldine Nakache, à travers ce film, cherche à mettre en lumière les mécanismes de l’emprise conjugale, un thème récurrent dans le cinéma contemporain. Elle souligne l’importance de la dimension religieuse qui, lorsqu’elle est interprétée de manière radicale, peut renforcer les rapports de domination masculine.

Dans une narration chapitrée, le film alterne entre le présent et le passé, offrant une plongée dans l’intimité et les luttes internes de Gil. La réalisatrice utilise un travail sonore minutieux, sans musique illustrative, pour renforcer l’immersion du spectateur dans l’expérience de l’emprise.

L’interprétation de Monia Chokri est saluée pour sa justesse, tandis que Niels Schneider incarne un dominateur toxique, capable de passer de la douceur à la brutalité. Les personnages secondaires, notamment la mère de Gil, interprétée par Clémentine Célarié, ajoutent de la profondeur à cette analyse d’une relation d’emprise.

En conclusion, Si tu penses bien s’inscrit dans la continuité des œuvres qui examinent les dynamiques de pouvoir au sein des couples, tout en intégrant des éléments de critique sociale sur les interprétations religieuses.

Source : Franceinfo

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