Nucléaire : La France envisage de se passer d’uranium naturel pour ses centrales.

Nucléaire : Se passer d’uranium naturel, une (très chère) utopie française ?

Nucléaire : Se passer d’uranium naturel, une (très chère) utopie française ?

Le 17 mars 2025, le Conseil de politique nucléaire (CPN) a décidé de relancer les recherches sur la fermeture du cycle du combustible, marquant un tournant après l’abandon, six ans plus tôt, du programme Astrid, dédié au développement d’un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Cette relance intervient dans un contexte de préoccupations croissantes quant aux tensions d’approvisionnement en uranium naturel prévues à l’horizon 2070, exacerbées par la montée en puissance du nucléaire civil à l’échelle mondiale et un climat géopolitique tendu.

La relance des recherches vise à anticiper les besoins futurs en matière de combustible nucléaire, alors que la dépendance à l’uranium naturel pourrait devenir problématique. Ce choix stratégique soulève des questions sur la viabilité économique et technique de l’approvisionnement en uranium, ainsi que sur les alternatives possibles.

Actuellement, la France, qui tire une part significative de son électricité du nucléaire, doit faire face à des défis d’approvisionnement à long terme. Selon les experts, la fermeture du cycle du combustible pourrait permettre une utilisation plus efficace des ressources et réduire la dépendance vis-à-vis des marchés internationaux.

Les implications de cette relance sont multiples. Si elle réussit, elle pourrait permettre à la France de se positionner comme un leader dans le domaine des technologies nucléaires avancées. Toutefois, le coût et la complexité des recherches nécessaires soulèvent des interrogations quant à la faisabilité de cet objectif.

Source : Usine Nouvelle.

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