Bronchiolite : coup d’envoi de la campagne de prévention
La campagne de prévention contre la bronchiolite a débuté le 14 septembre. Cette infection, principalement causée par le virus respiratoire syncytial (VRS), affecte les voies respiratoires inférieures du nourrisson et se révèle très contagieuse. Chaque année, environ un bébé de moins de deux ans sur trois est touché, et la maladie peut revêtir des formes graves, même chez les nourrissons en bonne santé.
Quelles sont les options pour protéger les nourrissons de la maladie ?
L’une des principales stratégies de prévention repose sur l’injection d’anticorps monoclonaux. Parmi ceux-ci, le Nirsevimab (Beyfortus), le Clesrovimab (Enflonsia) et le Palivisumab (Synagis) sont utilisés pour protéger les nourrissons contre les infections graves dues au VRS. L’injection est recommandée avant la sortie de la maternité pour les bébés nés durant la campagne de prévention et avant la saison épidémique pour ceux nés en dehors de cette période.
Le Synagis est réservé aux nourrissons prématurés ou à haut risque et est administré mensuellement pendant la circulation du VRS. En revanche, une seule injection de Beyfortus ou d’Enflonsia suffit généralement à asr la protection pendant la saison. Si l’enfant reste vulnérable, une nouvelle dose de Beyfortus peut être administrée jusqu’à 24 mois, de préférence avant la deuxième saison épidémique.
Ces anticorps monoclonaux permettent de réduire d’environ 80 % les hospitalisations liées aux infections à VRS, leur efficacité étant totale environ une semaine après l’injection.
La vaccination des femmes enceintes avec le vaccin Abrysvo est également recommandée, à partir de la 32ème semaine jusqu’à la 36ème semaine d’aménorrhée. Cette vaccination permet à la mère de produire des anticorps qui sont ensuite transmis au fœtus via le placenta. Un délai de deux semaines entre la vaccination et l’accouchement est nécessaire pour un transfert adéquat d’anticorps. En cas de naissance prématurée ou si l’accouchement survient moins de 14 jours après la vaccination, une immunisation par anticorps monoclonal est conseillée.
Les anticorps maternels diminuent progressivement après la naissance, protégeant le nourrisson des formes graves jusqu’à environ six mois. Selon l’OMS, une étude internationale a montré que le vaccin maternel contre le VRS réduisait de 82 % les formes graves nécessitant des soins médicaux durant les trois premiers mois et de 70 % durant les six premiers mois. Les hospitalisations liées au VRS ont chuté de plus de 55 % au cours des six premiers mois.
Source : La Dépêche

