Réponse d’un psychologue à un enfant en détresse face à son sentiment d’inutilité.

La réponse d’un psychologue à un enfant qui dit :

La réponse d’un psychologue à un enfant qui se sent « nul »

Lorsqu’un enfant déclare : « Je suis nul en maths » ou plus généralement « Je suis nul », cela révèle une perception de soi qui mérite une attention particulière. Selon Thomas Fournier, psychologue, cette affirmation ne se limite pas à une simple évaluation de ses compétences, mais traduit une croyance plus profonde sur son identité.

Un biais d’attribution à reconnaître

L’enfant attribue la cause de ses échecs à des éléments internes et stables, c’est-à-dire à lui-même. Ce biais d’attribution peut avoir des conséquences durables sur son estime de soi. L’enfant ne pense pas seulement qu’il n’a pas réussi une tâche ; il peut en déduire qu’il ne réussira pas à l’avenir. Fournier souligne l’importance de rediriger cette interprétation vers des facteurs modifiables, car les performances dépendent de nombreux éléments et l’apprentissage est un processus évolutif.

L’importance du « pas encore »

Pour aider les enfants à changer cette perception, le psychologue recommande d’adopter le « réflexe du pas encore ». Par exemple, au lieu de dire « Je ne sais pas faire ça », l’enfant pourrait dire « Je ne sais pas encore faire ça ». Cela permet de normaliser l’échec comme une étape d’apprentissage, sans pour autant nier les difficultés rencontrées. L’enfant peut ainsi comprendre que l’échec d’aujourd’hui ne préjuge pas de son incapacité à réussir demain.

Réponses spécifiques plutôt que générales

Fournier déconseille également les réponses trop générales, telles que « Tu es très intelligent » ou « Tu es le meilleur ». Ces affirmations peuvent contredire l’expérience vécue par l’enfant. Il est préférable de mettre en avant des efforts, des stratégies ou des progrès spécifiques, afin de montrer ce qui peut encore évoluer.

En conclusion, il est essentiel d’aider les enfants à ne pas se définir uniquement par leurs performances. En reformulant leur échec avec des termes comme « pas encore », on leur ouvre la voie vers une meilleure compréhension de leurs capacités et de leur potentiel d’apprentissage.

Source : Parents.fr

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