Hôtellerie-restauration : qui va succéder à Thierry Marx à la tête de l’Umih ?
Deux candidats se sont déclarés pour succéder à Thierry Marx à la présidence de l’Umih (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie). Franck Chaumès, restaurateur bordelais et actuel président de la branche restauration de l’Umih, ainsi que Brice Sannac, hôtelier-restaurateur perpignanais et coprésident de l’Umih Occitanie, sont en lice pour ce poste.
L’Umih, qui compte 35 000 adhérents dans un secteur de l’hôtellerie-restauration regroupant 220 000 établissements et 106 fédérations départementales, se positionne comme la troisième plus grande organisation patronale sectorielle en France, derrière la Capeb et la FFB. En comparaison, le Groupement des hôtelleries et restaurateurs de France recense environ 15 000 membres.
Les priorités des candidats
Brice Sannac, 36 ans, a récemment présenté son programme avec sa colistière Céline Viale, restauratrice de 54 ans, candidate à la vice-présidence. Ils estiment que le secteur a besoin d’une Umih forte et crédible, et critiquent une organisation qu’ils jugent « trop verticale ». Ils souhaitent rénover la gouvernance tout en reconnaissant l’impact positif de Thierry Marx sur l’image de l’Umih. Parmi leurs priorités, ils évoquent la conquête de nouveaux adhérents, l’amélioration de l’image des métiers du secteur auprès des jeunes, la lutte contre la concurrence des plateformes, ainsi que la création d’un fonds de solidarité face aux crises climatiques.
Franck Chaumès, 60 ans, a également annoncé sa candidature sur LinkedIn au début de l’été. Il se positionne sur la nécessité de défendre un secteur en difficulté, qui fait face à 25 fermetures par jour, exacerbées par les changements d’habitudes des consommateurs, la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation des coûts des matières premières. Chaumès entend également porter la voix de la profession lors de la campagne présidentielle de 2027.
Le bilan de Thierry Marx
Thierry Marx, qui a pris la présidence de l’Umih fin 2022, a décidé de ne pas se représenter. Son mandat a été marqué par des différends, notamment avec Stéphane Manigold, président de la branche restauration Umih Île-de-France. Marx a exprimé sa volonté de se retirer du syndicalisme, citant des attaques personnelles et des procès en illégitimité durant son mandat. Il a remporté un procès en diffamation contre Manigold, qui a fait appel de la décision.
La succession à la tête de l’Umih est cruciale pour l’avenir du secteur, alors que les enjeux économiques et sociaux demeurent prégnants.
(Source : Sud Ouest)

