Assassinat de Jacques Baranovsky : Ouverture du procès à Marseille
Trois Ajacciens comparaissent depuis ce lundi 14 septembre devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ils sont soupçonnés d’association de malfaiteurs ayant conduit à l’homicide de Jacques Baranovsky, survenu en juin 2020 à Ajaccio.
La mère de Jacques Baranovsky, visiblement éprouvée, n’a pas pu s’exprimer devant les caméras. Cinq ans après les faits, elle attend des réponses. « Pourquoi son fils ? », s’interroge-t-elle. Jacques Baranovsky, un employé municipal sans histoire, a été abattu de plusieurs balles de calibre 11,43 le 7 juin 2020, alors qu’il était attablé à la brasserie l’Aktuel à Ajaccio. Les enquêteurs évoquent une « erreur de cible », précisant que la personne visée était peut-être François Xavier Salini, abattu lors de son interpellation, ou le patron de la brasserie.
Valerie Bozzi, l’avocate des parties civiles, souligne l’importance d’entendre cette reconnaissance d’erreur de cible, espérant que cela permettra à la famille de voir leur préjudice reconnu. Les éléments de l’enquête incluent des images de vidéosurveillance, de la géolocalisation et des écoutes téléphoniques. Selon l’accusation, ce meurtre serait lié à une scission au sein d’un groupe de malfaiteurs impliqués dans des affaires d’extorsion.
Dix jours après le meurtre de Baranovsky, Alexandre Giacopelli, un jeune délinquant, a également été tué, considéré comme l’auteur des coups de feu à la brasserie.
Dans le box des accusés, Simon Papini, 31 ans, gérant d’un établissement de nuit, est accusé d’avoir suivi le tireur ce soir-là. Il déclare ne pas se souvenir exactement du trajet. Son avocat, Denis Fayolle, insiste sur le fait que son client souhaite clarifier sa position et contester les rumeurs entourant cette affaire.
Les deux autres prévenus, Jean-Paul Zani et Majid Hirch, comparaissent libres et nient toute implication dans cette affaire d’association de malfaiteurs.
Source : France 3 Régions.

