Championnats du monde de cyclisme : la Belgique face à l’absence de Pogacar dans la course en ligne

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Une grossière erreur de se concentrer uniquement sur la Belgique : à quoi va ressembler la course en ligne des championnats du monde ?

Les championnats du monde de cyclisme se dérouleront à Montréal du 20 au 27 septembre prochain. Suite à l’annonce de la fin de saison de Tadej Pogacar, la course en ligne apparaît plus ouverte que jamais. Les sélections nationales, initialement focalisées sur le Slovène, se retrouvent désormais face à de nouveaux enjeux.

Difficile de prédire l’issue de la compétition du 27 septembre. En une journée, une chute pourrait transformer les attentes des équipes. Après la Slovénie, deux nations semblent se démarquer comme favorites : la France et la Belgique. Toutefois, l’expérience pourrait jouer en faveur des Belges, qui s’élanceront avec deux grands leaders.

La Belgique favorite ?

Du côté belge, Remco Evenepoel, récent vainqueur du Grand Prix de Québec et dauphin de Pogacar sur le Tour de France, se présente comme un fort concurrent. Champion du monde de la course en ligne en 2022, il vise un doublé. Son principal rival pourrait être son coéquipier Wout van Aert, qui a récemment remporté Paris-Roubaix et brillé lors du Tour d’Espagne. Le sélectionneur belge, Serge Pauwels, souligne l’importance d’une stratégie claire pour éviter que ses coureurs ne s’entravent mutuellement.

Cependant, l’ancien sélectionneur Rik Verbrugghe met en garde : « Le principal adversaire de la Belgique, c’est la Belgique elle-même. Ils peuvent tout perdre s’ils cherchent à tout contrôler. » Cette réflexion souligne la nécessité d’une approche plus collective face aux autres nations.

Côté français

Du côté français, Thomas Voeckler, le sélectionneur, adopte une approche prudente. Il insiste sur le fait qu’il serait imprudent de se concentrer uniquement sur la Belgique. « Je dois composer avec l’imagination de ce que vont faire les adversaires », explique-t-il. Paul Seixas, leader de l’équipe, doit donc se préparer à une course où la stratégie sera cruciale.

Isaac Del Toro, l’électron libre

Outre les Belges, Isaac Del Toro, vainqueur du Grand Prix de Montréal, se profile comme une menace sérieuse. Le Mexicain, qui n’aura pas un fort collectif pour l’accompagner, pourrait profiter d’un moment d’inattention des autres équipes. D’autres coureurs tels que Mathieu van der Poel et Tom Pidcock, également en lice pour le titre, ajouteront à la compétition déjà relevée.

Le parcours montréalais, bien moins difficile que l’année précédente, pourrait convenir à une variété de coureurs. La côte du Mont Royal, à franchir à douze reprises, pourrait favoriser les coureurs spécialisés dans les classiques. Cela ouvre la voie à des stratégies variées, avec des attaques anticipées possibles de la part de Seixas, Evenepoel et Del Toro.

Avec une dizaine de coureurs potentiellement capables de s’imposer, le spectacle promet d’être captivant. Le 27 septembre, sans oreillettes, les coureurs devront faire preuve d’ingéniosité et de stratégie, rendant cette course des championnats du monde particulièrement incertaine et palpitante.

Source : RMC Sport

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