Pour les victimes, c’est une nouvelle épreuve
Le procès en appel d’un ancien moniteur d’Esat s’est ouvert le 14 septembre devant la Cour d’assises du Finistère à Quimper. Cet homme, âgé de 63 ans, avait été condamné en septembre 2025 à 18 ans de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles sur des agents en situation de handicap mental.
En première instance, après neuf jours de procès à Rennes, la justice l’avait reconnu coupable d’agressions sur 14 victimes, dont treize femmes et un homme, toutes en situation de handicap. L’enquête avait été déclenchée en août 2020, lorsqu’une victime, accompagnée d’une infirmière de l’Esat, avait dénoncé deux viols. Les auditions des agents avaient permis d’identifier d’autres victimes.
Lors de son procès en 2025, l’accusé avait nié les faits et tenté de se suicider avant de faire appel de sa condamnation. Pour Me Karine Postollec, avocate de 11 parties civiles, ce procès en appel représente une nouvelle épreuve pour des victimes déjà très vulnérables. Elle a déclaré : « Elles auraient aimé à l’issue de la première instance pouvoir tourner la page. Ce n’est pas le cas. »
Les victimes devront de nouveau relater des souvenirs traumatisants, ce qui suscite une appréhension générale. Elles espèrent que l’accusé reconnaîtra sa culpabilité et présentera des excuses, ce qui pourrait leur permettre de commencer un processus de reconstruction.
Source : France 3 Régions
