Cette vidéo doit servir d’exemple pour que les violences policières s’arrêtent
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un jeune homme sans domicile fixe, projeté violemment au sol par un policier national à Carcassonne, lors de la Fête de la Musique le 21 juin dernier. Le frère de la victime, décédée dix jours plus tard, a déposé plainte pour des violences commises par un agent de l’autorité publique.
Depuis sa publication, la vidéo suscite une vive émotion en France et dans l’Aude. Le 21 juin 2026, alors que la fête de la musique bat son plein, des policiers municipaux et nationaux procèdent à l’interpellation d’un individu pour nuisances sonores, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion et violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Sur les images, un groupe de personnes alcoolisées est visible.
Un homme de 29 ans, qui demandait à une policière de récupérer son téléphone, est violemment projeté au sol par un policier. Dans la séquence, il peine à se relever, se tenant le crâne après l’impact. La victime, sans domicile fixe depuis l’âge de 16 ans, décède le 3 juillet. Selon l’autopsie, la cause de son décès est un arrêt cardiaque. Les conclusions médico-légales excluent toute lésion traumatique suspecte et privilégient une cause toxique, en raison de ses antécédents de polytoxicomanie.
Peu après les faits, la victime aurait révélé à sa famille avoir subi des violences de la part d’un agent de police. Hamza, le frère du défunt, a déclaré : « On avait du mal à imaginer qu’une telle violence de la part des forces de l’ordre se soit produite. » Il a pris connaissance de la vidéo le 12 septembre, alors qu’elle était largement diffusée dans un contexte marqué par des propos racistes tenus par des policiers municipaux à Carcassonne.
Le 13 septembre, Hamza a déposé plainte à la gendarmerie de Carcassonne pour des faits de violences commises par un agent de l’autorité publique. « On va être entendus en visioconférence par l’IGPN avec le reste de ma famille, » a-t-il précisé. Il a décrit son frère comme quelqu’un qui avait choisi une vie marginale, souhaitant vivre librement.
Ses parents ne souhaitent pas imputer la mort de leur fils aux violences policières, mais désirent que cette vidéo serve d’exemple pour mettre fin aux violences policières. L’avocat de la famille, Hakim Djorfe, a déclaré qu’il ne veut pas faire de lien entre la mort du jeune homme et les violences policières, mais a souligné que l’agent doit répondre de ses actes. « Je ne comprends pas pourquoi il s’en est pris à lui alors qu’il n’y avait aucune violence de son côté, » a-t-il déploré.
Source : L’Indépendant

