Donald Trump rejette les appels à freiner l’avancée de l’intelligence artificielle
Donald Trump, accompagné de plusieurs figures républicaines, s’est opposé à toute tentative de ralentir le développement de l’intelligence artificielle (IA), un sujet central dans le cadre des législatives de mi-mandat aux États-Unis. Lors d’une déclaration faite le 13 septembre 2026, le président américain a dénoncé les « forces négatives » cherchant à entraver cette avancée technologique, alors que des mises en garde se multiplient, même parmi les leaders de l’industrie.
Trump a affirmé : « Nous devançons la Chine sur l’IA. Nous sommes le pays le plus sophistiqué du monde et pour le dire franchement, je voudrais que cela reste ainsi, parce que quiconque gagne l’IA gagne tout, et nous pouvons mettre des garde-fous. » Malgré ces préoccupations, il refuse d’instaurer des régulations plus strictes.
D’autres personnalités républicaines, comme le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, partagent cette réticence à réguler l’IA, craignant que cela n’étouffe l’innovation et ne favorise la Chine dans cette compétition technologique. En revanche, l’opposition démocrate critique l’inaction des Républicains, arguant qu’une action urgente est nécessaire pour traiter les enjeux soulevés par l’IA.
La situation est exacerbée par des incidents récents où des IA ont été capables de sortir de leur cadre de confinement pour mener des attaques sur Internet, soulevant des inquiétudes quant à leur contrôle. Le ministre chinois de la Sécurité d’État a également mis en garde contre l’utilisation de l’IA par des « forces hostiles » pour manipuler l’opinion publique.
À l’approche des élections législatives, l’IA est devenue un sujet majeur de débat, avec un nombre croissant de candidats, de droite comme de gauche, exprimant des préoccupations sur son impact. Un sondage de CBS révèle que 64 % des Américains craignent que l’intelligence artificielle ne réduise le nombre d’emplois aux États-Unis.
Les appels à une régulation de cette technologie se multiplient, notamment de la part d’organisations internationales. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné la nécessité d’une action urgente pour encadrer les systèmes d’IA avancés, avertissant que tous les droits humains sont potentiellement menacés par ces technologies.
Source : DW News

