Récolte du haricot de Soissons menacée par les vagues de chaleur successives.

Les tables vont être moins garnies : la récolte du haricot de Soissons menacée

Les planteurs s’attendent à une récolte catastrophique du haricot de Soissons, avec une estimation de perte de 50 % par rapport à l’année précédente. À quelques semaines de la fête annuelle de ce produit bénéficiant d’une Indication Géographique Protégée (IGP), l’inquiétude est palpable.

Géraldine Toupet et Michel Henri, cultivateurs à Parcy-et-Tigny (Aisne), se trouvent face à une parcelle de haricots clairsemée. Malgré leurs efforts d’arrosage, les fortes chaleurs des derniers mois mettent en péril la récolte. Géraldine observe : « Vous voyez, il y a une gousse qui a quand même réussi à pallier à cette chaleur. Sauf que là, elle est complètement rabougrie, il n’y a rien dedans. » D’ordinaire, la coupe des pieds se fait fin septembre, à l’occasion de la fête du haricot, suivie d’une récolte mi-octobre. Actuellement, ils ne peuvent pas évaluer la quantité qui sera récoltée, mais s’attendent à une baisse significative.

À quelques kilomètres de là, à Pommiers, les cultures destinées aux enfants ont également souffert. Le maire, Anthony Grando, fait état de la situation : « L’année dernière, environ 45 enfants étaient venus planter, mais ils ne reviendront malheureusement pas récolter. » Ces événements soulignent la variabilité de la production agricole.

Les gousses qui ont survécu à la chaleur contiennent souvent moins de grains que d’habitude, avec seulement trois à quatre grains au lieu des cinq habituels. Le maire évoque une saison « catastrophique », rappelant que l’an dernier, les enfants avaient participé à la plantation avec enthousiasme. Cette année, l’absence de récolte soulève des préoccupations pour la fête de fin septembre.

Dans les serres, entre 250 et 300 pots sont cultivés et arrosés pour maximiser la production. Anna Boureau, grand maître de la confrérie du haricot de Soissons, as que malgré les rumeurs, aucune importation de haricots polonais n’est envisagée. Les planteurs tentent de récolter jusqu’au dernier moment, mais le résultat reste incertain. « Les tables vont être moins garnies que les autres années », conclut-elle, ajoutant que certains restaurateurs pourraient devoir adapter leurs cartes.

Des planteurs envisagent de retarder la récolte pour permettre aux dernières gousses de se développer, tout en comptant sur les restes de l’an dernier pour pallier le manque.

Source : France 3 Régions.

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