L’IA augmente la production de PFAS dans l’industrie chimique mondiale.

L’IA booste la production de PFAS

L’IA booste la production de PFAS

14 septembre 2026 à 15h05
Durée de lecture : 2 minutes

Le développement de l’intelligence artificielle (IA) stimule l’industrie des PFAS, selon un rapport publié le 13 septembre par l’ONG suédoise ChemSec, relayé par le Guardian. Cette analyse porte sur les activités des dix plus grands producteurs de ces polluants dits « éternels ». ChemSec a constaté que la majorité de ces entreprises augmentent leurs capacités de production de PFAS pour répondre aux besoins croissants de trois secteurs : la fabrication de batteries lithium-ion, la production de semi-conducteurs et le refroidissement des centres de données, tous essentiels au développement de l’IA.

Les PFAS sont des composants clés dans la fabrication de semi-conducteurs, qui sont indispensables aux équipements électroniques modernes, notamment dans le secteur de l’IA. De plus, ces substances sont utilisées pour le refroidissement des centres de données. Pour éviter la surchauffe, ces centres doivent être continuellement refroidis, et l’une des techniques privilégiées consiste à immerger les serveurs dans des bassins contenant des PFAS à bas point d’ébullition, capables d’évacuer la chaleur sous forme de vapeur.

En août, le groupe chimique français Arkema a annoncé l’ouverture d’une nouvelle unité de production de Forane aux États-Unis pour répondre à l’essor des besoins en refroidissement des centres de données. Daikin, au Japon, a également lancé un pôle dédié à ces centres, tandis que Chemours, basé aux États-Unis, a communiqué sur ses projets de fabrication de fluides de refroidissement pour l’IA.

Les projets d’expansion de ces entreprises soulèvent des inquiétudes sur une potentielle nouvelle vague de polluants éternels, comme l’a déclaré Anne-Sofie Bäckar, directrice générale de ChemSec. Les PFAS, présents dans l’environnement, sont associés à divers problèmes de santé, notamment des cancers et des perturbations hormonales. Selon une étude du Nordic Council of Ministers publiée en 2019, leur impact sur la santé dans l’Union européenne pourrait coûter entre 52 et 84 milliards d’euros.

Source : ChemSec, Guardian

Source