Les États-Unis envisagent de supprimer les plafonds climatiques des centrales
Les centrales américaines au charbon et au gaz pourraient bientôt échapper aux plafonds d’émissions de gaz à effet de serre fixés pour 2024. Ce lundi 14 septembre, à Houston, Lee Zeldin, le directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), devrait annoncer l’abandon des règles de décarbonation mises en place sous l’administration Biden.
Cette réforme ne concernerait que les émissions de gaz à effet de serre, tandis que les limites sur d’autres contaminants comme le mercure et l’arsenic demeureraient en vigueur. Cette décision s’inscrit dans la stratégie de Donald Trump visant à promouvoir les combustibles fossiles, même si la hausse des prix des carburants contredit l’objectif d’une énergie abordable.
Contexte factuel
L’annonce de cette réforme intervient alors que le thème de l’« abondance énergétique » est au centre des discussions lors des réunions du G20. L’administration Trump met en avant son objectif d’« étendre l’accès à une énergie abordable, fiable et sûre ». Selon des sources proches du dossier, la suppression des règles de décarbonation s’aligne avec une tendance plus large de relâchement des normes environnementales depuis le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
Données ou statistiques
Actuellement, le prix moyen du gallon de diesel dépasse 6,20 dollars, un record, tandis que l’essence ordinaire a augmenté de 44 % par rapport à avant le conflit au Moyen-Orient.
Conséquence directe
La suppression des plafonds d’émissions pourrait donner davantage de liberté aux exploitants de centrales au charbon et au gaz, augmentant ainsi leur capacité à émettre des gaz à effet de serre sans restrictions fédérales. Cela pourrait également exacerber les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux, alors que les États-Unis cherchent à naviguer dans un environnement géopolitique complexe.
Source : New York Times

