Liberté de la presse en déclin au Niger face à des restrictions croissantes.

Au Niger, une dégradation croissante de la liberté de la presse

Au Niger, la liberté de la presse en déclin

Au Niger, la situation des journalistes s’est gravement détériorée ces dernières semaines. Cela fait maintenant deux semaines que Moussa Kaka, journaliste de la Radio-télévision Saraounia (RTS), est porté disparu. Il n’a pas été vu depuis le 31 août, deux jours après une mutinerie à Niamey. Plusieurs ONG internationales exigent des autorités locales des éclaircissements sur sa disparition. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le pays est régulièrement critiqué pour ses atteintes à la liberté de la presse et le rétrécissement de l’espace civique.

Cette année, le Niger a enregistré une chute de 37 places dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), se positionnant désormais au 120e rang. Neuf médias français ont été suspendus par l’Observatoire national de la communication il y a quelques mois. Actuellement, au moins cinq journalistes étaient encore en détention, bien qu’ils aient été relâchés récemment, dont Ibro Chaibou, secrétaire de rédaction de la RTS, arrêté en octobre dernier pour des raisons liées à la cybercriminalité.

Des cas emblématiques, comme celui de la journaliste Samira Sabou, qui a été détenue au secret pendant huit jours en 2023 pour avoir diffusé des informations susceptibles de troubler l’ordre public, illustrent la répression croissante à l’encontre des médias.

Le cadre juridique entourant la presse au Niger est également sous surveillance. Le 10 septembre, le Conseil des ministres a présenté deux nouveaux textes visant à réguler la presse électronique et à encadrer les correspondants de médias étrangers. Ce contexte de restrictions s’accompagne d’une dégradation de l’environnement économique des médias, exacerbant les défis auxquels ils font face.

Le Niger est actuellement dirigé par le général Abdourahamane Tiani, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en juillet 2023, renversant le président élu Mohamed Bazoum, qui est toujours détenu.

Source : RFI

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