Comment le 11-Septembre a provoqué une vague de théories du complot
Le 11 septembre 2001, alors qu’un deuxième avion-suicide frappe la deuxième tour du World Trade Center, Lyndon LaRouche est en direct sur une radio locale dans l’Utah. Avant même que la fumée retombe, ce polémiste américain déclare que les attentats ne sont pas simplement le fruit d’une opération terroriste, mais qu’un gouvernement est impliqué. Ce moment marque le début d’une ère où les théories du complot commencent à proliférer à une échelle sans précédent.
Les événements tragiques de cette journée ont non seulement causé la mort de près de 3 000 personnes, mais ont également engendré un climat de méfiance et de suspicion envers les institutions gouvernementales. La rapidité avec laquelle certaines personnes ont formulé des hypothèses alternatives a ouvert la voie à une multitude de théories du complot, soutenues par des groupes variés. Ces théories incluent des allégations selon lesquelles le gouvernement américain aurait orchestré les attaques pour justifier des interventions militaires à l’étranger.
Selon une étude menée par le Pew Research Center, près de 50 % des Américains croyaient, quelques années après les attentats, à au moins une théorie du complot relative au 11-Septembre. Cette méfiance a été alimentée par la désinformation circulant sur Internet, qui a facilité la diffusion de ces idées.
Les conséquences de cette vague de théories du complot sont multiples. Elles ont contribué à une polarisation croissante de la société, ainsi qu’à une méfiance envers les médias et les institutions. Le 11-Septembre est ainsi devenu un épisode fondateur du complotisme moderne, marquant un tournant dans la perception des événements mondiaux.
Source : Pew Research Center.

