Le procès de Stéphane Iganache s’ouvre à Angers
Angers, 14 septembre 2026 – Après une cavale meurtrière en juin 2023, Stéphane Iganache est jugé devant la cour d’Assises du Maine-et-Loire. Ce procès, qui se déroulera sur cinq jours, fait suite à un périple sanglant qui a marqué la région.
Le 20 juin 2023, Iganache, incarcéré à la prison d’Argentan pour une tentative de meurtre sur son conjoint, bénéficie d’une permission de sortie pour des démarches administratives. Cependant, il ne retourne pas à la prison, entamant ainsi une cavale de deux semaines.
Selon son avocat, Maître Sébastien Naudin, Iganache aurait pris la décision de se rendre à Angers sur un coup de tête, pour rejoindre Adélaïde Duplouy, une femme avec qui il avait entretenu des échanges lors de visites en prison. Cette relation était ignorée de ses parents, qui considéraient leur fille comme une personne sensible, ayant subi des violences dans le passé.
Le procès s’ouvre alors que les parents d’Adélaïde souhaitent faire entendre leur douleur, ainsi que celle de leurs petits-enfants. Leurs déclarations mettent en lumière la complexité des relations et des violences domestiques, notamment dans le cadre d’un féminicide.
Le 1er juillet 2023, Iganache poignarde Jean-Claude Havard, 73 ans, de 22 coups de couteau, avant de prendre la fuite au volant de son véhicule. Cette agression a profondément choqué la communauté locale.
Le procès vise à déterminer la responsabilité pénale d’Iganache, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L’expert psychiatrique n’a pas retenu de troubles mentaux, un point qui sera débattu durant le procès.
Les parents de la victime, Chantal et Pascal Duplouy, espèrent que leur témoignage pourra contribuer à sensibiliser sur les violences faites aux femmes.
Le procès de Stéphane Iganache, qui commence aujourd’hui à Angers, met en lumière des problématiques de violence domestique et de féminicide, des sujets d’actualité cruciaux pour la société.
Source : France 3

