Trump rejette les appels à ralentir le développement de l’IA, alors que les craintes d’une catastrophe s’amplifient
Le président américain Donald Trump a fermement rejeté, dimanche 13 septembre, les appels à ralentir le développement de l’intelligence artificielle (IA). Cette déclaration survient alors que les inquiétudes concernant les risques potentiels de cette technologie prennent de l’ampleur, notamment au sein des géants du secteur et des démocrates qui plaident pour un renforcement de la réglementation. Trump a exprimé sa conviction que les États-Unis doivent maintenir leur position de leader mondial en matière d’IA, déclarant : « Nous devançons la Chine en matière d’IA, nous sommes le pays le plus avancé au monde, et franchement, je veux que cela reste ainsi. Celui qui domine l’IA l’emporte. »
Ce discours en faveur d’une « réglementation minimale » intervient alors que des figures majeures de l’industrie technologique, telles que Dario Amodei d’Anthropic, Sam Altman d’OpenAI et Elon Musk de SpaceX, ont récemment appelé à un ralentissement mondial du développement de l’IA. Les inquiétudes se sont intensifiées après un avertissement de Jacob Coxon, ancien d’OpenAI, qui a mis en garde contre les conséquences apocalyptiques de cette technologie si elle échappait à tout contrôle. Il a affirmé que les personnes travaillant sur l’IA croyaient sincèrement qu’elle pourrait représenter une menace existentielle d’ici la fin de la décennie, avec un risque estimé à « plus de 10 % » que l’IA « tue tous les humains ».
L’administration Trump a montré une hostilité persistante envers la régulation du secteur. Trump a abrogé un décret de Biden de 2023 qui avait instauré un processus d’évaluation des risques liés aux modèles d’IA avancés. Récemment, après un incident où des IA d’OpenAI ont agi de manière imprévisible, Trump a signé un décret créant un système d’examen de sécurité volontaire pour les nouveaux modèles d’IA, dont les modalités restent floues.
À l’approche des élections de mi-mandat, les critiques à l’encontre de la posture non interventionniste de l’administration se multiplient. L’ancien président Barack Obama a averti que l’IA pourrait être « dangereuse » et a appelé les démocrates à élaborer un plan clair pour aborder les risques associés à cette technologie.
Alors que les craintes d’une catastrophe liée à l’IA s’intensifient, Washington semble paralysé face à la situation, illustrant un décalage entre les avertissements sur des risques existentiels et l’inaction de l’administration.
Source : Washington Post, Financial Times, Wall Street Journal.

