Les jeunes connaissent-ils moins bien les dates importantes de l’histoire ?
Le test PISA a récemment révélé que les résultats des élèves français sont au plus bas. Un sondage réalisé par OpinionWay indique qu’environ 46 % des 16-24 ans ne parviennent pas à situer la Révolution française en 1789. Cette situation soulève la question : les programmes scolaires manquent-ils de liens chronologiques ?
Des dates marquantes comme 1789, 1515, 800, 1914 ou 1492 sont souvent évoquées dans l’esprit des Français. Cependant, il semble que les nouvelles générations aient des difficultés à les mémoriser. Une professeure d’histoire a testé ses élèves d’une classe de troisième et a constaté que, pour les dates au programme cette année, les élèves s’en sortaient, mais celles apprises précédemment leur paraissaient déjà lointaines. Lorsqu’elle a demandé l’année de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, seuls deux élèves ont levé la main.
Selon des statistiques, seulement 54 % des jeunes de 16 à 25 ans connaissent la date de la Révolution française, et 40 % celle de la chute du mur de Berlin. Cette problématique n’est pas nouvelle ; il y a quarante ans, les médias s’interrogeaient déjà sur la connaissance historique des jeunes.
En 2023, le président Emmanuel Macron a exprimé le souhait de refondre le programme scolaire, affirmant que « l’histoire doit être enseignée chronologiquement ». Bien que les programmes soient effectivement organisés de manière chronologique, il est à noter que les élèves doivent mémoriser moins de dates qu’auparavant. Par exemple, pour le brevet, le nombre de dates à retenir est passé de 50 en 2016 à 30 aujourd’hui.
Pour Nathalie Baron, professeure d’histoire-géographie, il est essentiel que les élèves contextualisent les événements plutôt que de les associer uniquement à des dates. Elle souligne que comprendre les enjeux historiques est plus important que la simple mémorisation.
Malgré ces lacunes, l’histoire reste une matière prisée des collégiens et lycéens, avec trois quarts d’entre eux considérant qu’elle aide à comprendre le monde actuel.
Source : Franceinfo

