Des éclats radio rapides pourraient résoudre de grands mystères cosmiques
Les éclats radio rapides (FRBs) sont des impulsions de radio intense dont l’origine reste mystérieuse. Cependant, ces phénomènes pourraient offrir des pistes pour comprendre certains des plus grands enjeux de l’univers, tels que la nature de la matière noire, la force invisible qui domine l’univers, et l’énergie noire, la force mystérieuse qui accélère l’expansion de l’univers. Les FRBs pourraient également éclairer les mystères des neutrinos, souvent appelés « particules fantômes ».
Les FRBs sont des impulsions brèves mais puissantes de radio, qui, selon les scientifiques, proviennent de pulsars en rotation rapide, appelés magnetars, qui possèdent les champs magnétiques les plus puissants de l’univers. En voyageant sur des milliards d’années-lumière pour atteindre la Terre, ces signaux traversent des nuages denses de gaz et de poussière dans les galaxies, ce qui modifie leur signal original. Cela signifie que ces impulsions transportent des informations sur la répartition de la matière dans l’univers.
L’analyse de la distribution et de l’« agglomération » de la matière ordinaire dans les galaxies peut aider à tracer la répartition de la matière noire, de l’énergie noire, et de la masse des neutrinos. Kritti Sharma, étudiante diplômée à l’Institut de technologie de Californie (Caltech), a déclaré : « Nous avons établi que les FRBs sont un moyen de sonder la distribution de la matière dans l’univers. Ces données peuvent être utilisées pour améliorer les expériences cosmologiques qui cherchent à répondre à des questions sur la matière noire, l’énergie noire, et la masse des neutrinos. »
Pour cette recherche, Sharma et son équipe ont analysé un échantillon d’environ 100 FRBs, ce qui représente la première fois que des scientifiques utilisent ces signaux pour mer directement l’impact du « feedback » galactique sur l’agglomération de la matière dans les régions à grande échelle entre les galaxies.
La matière ordinaire, composée d’atomes (électrons, protons et neutrons), ne représente qu’environ 5 % du budget énergétique et matériel de l’univers, tandis que 95 % est constitué d’énergie noire (68 %) et de matière noire (27 %). Les neutrinos, qui interagissent très peu avec d’autres particules, sont les deuxièmes particules les plus abondantes, passant à travers la matière sans laisser de trace.
L’étude des FRBs pourrait bénéficier d’un coup de pouce majeur en 2029, lorsque le Deep Synoptic Array de Caltech commencera ses opérations dans le Nevada, avec l’espoir de découvrir des dizaines de milliers de nouveaux FRBs, ce qui serait un atout pour la cosmologie.
La recherche a été publiée dans le journal Nature Astronomy.
Source : Space.com

