D’étranges structures géantes repérées dans le Sahara : preuves d’une civilisation inconnue ?
FAIT PRINCIPAL
Une équipe internationale de chercheurs a récemment identifié 260 structures circulaires monumentales dans le désert soudanais, s’étendant sur environ 1 000 kilomètres entre le Nil et la mer Rouge. Ces structures, qui atteignent jusqu’à 80 mètres de diamètre, sont plus anciennes que les pyramides d’Égypte et pourraient représenter les derniers vestiges d’une culture nomade saharienne méconnue.
CONTEXTE FACTUEL
Ces découvertes ont été réalisées par des chercheurs de l’Université Macquarie, du laboratoire HiSoMA et de l’Académie polonaise des sciences. Les structures, appelées « sépultures à enclos », contiennent des ossements humains et animaux disposés autour d’une tombe centrale, probablement celle d’une figure d’autorité. Datées au carbone 14 entre 4 000 et 3 000 avant notre ère, ces sépultures sont contemporaines de l’Égypte prédynastique, mais leur conception et leur organisation sociale semblent très différentes de celles des sociétés agricoles de l’époque.
DONNÉES OU STATISTIQUES
L’étude des structures a été publiée le 13 mai 2026 dans la revue African Archaeological Review. Les découvertes soulignent l’existence d’une élite nomade dans le désert de l’Atbaï, bien avant l’émergence d’une hiérarchie sociale en Égypte.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette découverte survient à un moment critique, alors que le désert de l’Atbaï est un territoire aurifère, soumis à des opérations d’orpaillage artisanal non réglementées qui mettent en péril les sites archéologiques. La guerre civile au Soudan, débutée en avril 2023, complique davantage la protection de ces vestiges, qui risquent de disparaître avant d’avoir été pleinement étudiés.
Source : Presse-citron.
