25 ans après le 11 Septembre : un hommage empreint de douleur et de mémoire
À New York, vendredi, la musique du violoncelliste Yo-Yo Ma a accompagné la lecture des noms des quelque 3 000 victimes du 11 septembre 2001. Le mémorial, situé au sud de Manhattan, a réuni de nombreux proches, qui ont brandi des photos et déposé des fleurs ainsi que des petits drapeaux américains en hommage à leurs êtres chers.
Lors de cette commémoration, une petite fille a exprimé son souhait de célébrer son anniversaire avec sa tante, Maria Theresa Concepcion Santillan, qu’elle n’a jamais connue. Un autre enfant a rendu hommage à son grand-père. Ces témoignages illustrent le passage du temps, alors qu’un tiers des Américains n’étaient pas nés le jour des attaques.
Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie, a souligné l’importance d’une « mémoire active » pour éduquer les jeunes générations sur cet événement tragique. Il participait à une autre cérémonie à Shanksville, lieu du crash du vol United 93.
Ces « pèlerinages douloureux » ont été ressentis tant à New York qu’à Shanksville. Jim Giaccone, présent à Manhattan, a partagé : « Je prononce le nom de mon frère Joseph Michael Giaccone à voix haute, vous l’entendez, il est là, il est présent et il n’est pas oublié. » Cette année, des noms n’ont pas été prononcés, laissant place à un moment de silence en hommage à ceux décédés de maladies liées aux attaques.
Malgré les tensions politiques aux États-Unis, la cérémonie a été marquée par une absence de « rancœur partisane ». Aucun incident n’a été rapporté, et des figures politiques de différents horizons ont échangé des mots amicaux. Zohran Mamdani, le maire musulman de New York, a été présent malgré des critiques, et a reçu le soutien de l’ancien maire Rudy Giuliani.
La cérémonie a également donné lieu à des déclarations sur le rôle de l’Arabie saoudite dans les attaques. Terry Strada, veuve d’une victime, a interpellé les dirigeants présents, demandant des comptes et dénonçant la protection accordée aux Saoudiens au détriment des familles des victimes.
Donald Trump, n’étant pas à Ground Zero, a assisté à une cérémonie au Pentagone, où il a évoqué l’héritage des attaques et la nécessité de lutter contre l’Iran. Ces déclarations marquent un changement notable pour un leader qui avait critiqué l’invasion de l’Irak lors de sa campagne de 2016.
Cette commémoration souligne l’importance de se souvenir et de transmettre cette mémoire aux futures générations, alors que les effets du 11 Septembre continuent de se faire sentir dans la société américaine.
Source : USA Today, Wall Street Journal, NBC News, Politico, ABC News, Washington Post.

