Hommage à Antoine Cardin, soldat vendéen tombé lors de la Première Guerre mondiale
En ce week-end de septembre, une délégation vendéenne s’est déplacée dans la Marne pour rendre hommage à Antoine Cardin, un de leurs ancêtres, mort lors de la bataille de la Marne en 1914. Cette cérémonie a également été l’occasion de se souvenir des autres Vendéens décédés au cours de ce conflit.
La bataille de la Marne, qui s’est déroulée en septembre 1914, est l’un des épisodes les plus marquants de la Première Guerre mondiale. Elle a vu s’affronter 250 000 soldats français face aux forces allemandes sur un front de 250 kilomètres, entraînant de lourdes pertes.
Antoine Cardin, maréchal des logis âgé de 26 ans, était un poilu originaire de Saint-Hilaire-des-Loges. C’est en lisière d’une petite commune de Champagne, près d’une ligne de chemin de fer, qu’il perdit la vie, accompagné de sa jument, Chanteuse.
Après avoir appris le décès de son fils unique, Théophile Cardin, veuf, entreprit un périple vers l’Est de la France pour rapatrier le corps d’Antoine et l’inhumer dans le jardin familial en Vendée. Ce voyage s’est déroulé dans des conditions difficiles, et peu d’archives en témoignent. Alain Bonnaud, l’arrière-petit-cousin d’Antoine, souligne que « venir chercher un corps un mois après la bataille sur ce champ de bataille, il risquait gros ».
Théophile Cardin réussit à retrouver la dépouille de son fils, restée exposée sur le champ de bataille pendant des semaines, grâce à Chanteuse. Après la guerre, il fit ériger une stèle à Normée, à l’endroit même où son fils fut abattu.
Au fil des ans, le monument s’est détérioré. Le lieutenant-colonel Nicolas Cordonnier, président du Souvenir français du Sud-Ouest, a noté que « le monument était tombé en désuétude, envahi par les ronces ». Grâce à l’initiative d’un groupe de recherches mémorielles de Vendée, la stèle a été restaurée.
Régulièrement, les descendants d’Antoine Cardin se rendent dans la Marne pour honorer la mémoire de leur ancêtre et de tous les Vendéens tombés lors de cette bataille. Ce fut le cas lors de la cérémonie de septembre 2026.
Alain Bonnaud évoque une photo de soldat qui a marqué son enfance, déclarant : « C’est vrai que ça prend aux tripes ». Marie-Christine Bonnaud, l’arrière-petite-cousine d’Antoine, a également fait le voyage pour la première fois, soulignant l’importance de se souvenir de sa famille et de leur histoire.
Source : France 3 Régions

