Découverte d’une tombe de 400 ans au cimetière de Beauregard
Tony Neulat, un passionné de généalogie, a fait une découverte remarquable dans le cimetière de Beauregard, un village du Lot. En inspectant une pierre tombale oubliée, il a mis au jour une sépulture datant de 1626, celle de Jeanne Delmas, une riche bourgeoise de la région. Intrigué par cette trouvaille, Neulat a entrepris des recherches approfondies qui l’ont conduit à reconstituer l’arbre généalogique de cette femme, révélant que la majorité des habitants actuels du village sont ses descendants directs.
Le 27 décembre 2022, après un repas de Noël, une cousine de Neulat lui a signalé une vieille tombe. Il a découvert une pierre tombale, toujours bien conservée, sur laquelle il a déchiffré une inscription en latin mentionnant Jeanne Delmas. « C’était une belle surprise », a-t-il déclaré.
Contexte de la découverte
Neulat a poursuivi ses investigations dans les registres paroissiaux, les archives départementales et les états civils. Il a appris que Jeanne Delmas était née à Vidaillac et avait épousé Antoine Martin, le notaire du village. Ensemble, ils faisaient partie des plus riches habitants de Beauregard, possédant 12 % des terres de la commune. Jeanne Delmas est décédée le 10 septembre 1626, et son acte de sépulture a été rédigé par son fils, curé de Beauregard.
Données et statistiques
Au cours de ses recherches, Neulat a découvert que Jeanne Delmas avait eu neuf enfants, tous ayant atteint l’âge adulte, ce qui était rare à l’époque. En étudiant les registres, il a également réalisé que le curé qui a enterré sa mère était son aïeul à la 13e génération par sept branches différentes. Environ 63 % des habitants de Beauregard descendent de Jeanne Delmas, et 77 % des natifs du village sont issus de cette femme. Ces chiffres sont en partie expliqués par la faible mobilité de la population à cette époque.
Conséquence directe
Cette découverte met en lumière l’importance des recherches généalogiques pour comprendre les liens historiques et familiaux au sein des communautés. Ce travail de plusieurs années permet à Neulat de rendre hommage à ses ancêtres, quatre siècles après leur décès.
Source : La Dépêche.

