Inquiétude du personnel de la clinique du Quercy sur l’avenir des patients vieillissants après chirurgie.

Clinique du Quercy : Inquiétudes sur l’avenir des soins dans un département vieillissant

Quelques mois après la fermeture du site de Mercuès, l’incertitude plane sur la clinique du Quercy à Cahors. Confronté au retrait annoncé de son financeur principal d’ici la fin de l’année, le personnel soignant alerte sur les risques de rupture de soins dans le département. Le président de la structure et l’ARS se veulent pourtant rassurants : un conciliateur a été nommé et des repreneurs potentiels sont déjà sur les rangs.

L’inquiétude ne s’estompe pas chez le personnel soignant de la clinique du Quercy. Alors que l’établissement Beauséjour à Mercuès a fermé ses portes au mois de juin, l’avenir de celui de Cahors préoccupe les esprits. Certes, la convention mise en place avec le centre hospitalier de la ville leur permet de souffler un peu, mais cela reste insuffisant pour les employés. Un salarié, souhaitant garder l’anonymat, a indiqué : « Il n’y a pas de durée inscrite sur l’accord. On ne sait pas si c’est provisoire ou pérenne. »

La problématique principale demeure le manque de financement. Selon un membre du personnel, « cela fait trois ans que la clinique est en déficit, et en fin d’année, la mutuelle, qui est notre financeur, nous a annoncé qu’elle arrêterait de nous soutenir. » Face à cette situation, l’incertitude pèse sur l’avenir de la structure après le 31 décembre, avec des craintes que « au moins un quart des employés soient partis par peur de l’avenir. »

La fermeture de l’établissement serait un véritable coup dur pour le sud du département. Un salarié a souligné que « si la clinique met la clé sous la porte, il n’y aura plus rien en offre de soin pour la rééducation à Cahors et ses environs. » Dans un département vieillissant, les questions se posent quant à la prise en charge des patients après des opérations de la hanche ou du dos, ainsi que pour ceux nécessitant des soins de chimiothérapie.

Le président de la clinique, Patrick Julou, a exprimé sa surprise face à cette inquiétude, tout en reconnaissant qu’elle est compréhensible. Il a précisé que « le tribunal de commerce a été saisi » et qu’un conciliateur a été nommé pour une future reprise d’ici la fin de l’année. Deux structures seraient potentiellement intéressées pour reprendre les rênes après le départ de la mutuelle.

L’ARS d’Occitanie a indiqué que le choix du projet retenu reposera sur plusieurs critères, tels que la préservation et le développement de l’offre de soins, la sauvegarde des emplois, ainsi que la viabilité économique et financière du projet.

Les salariés ont créé une pétition pour soutenir la clinique, soulignant l’importance de maintenir l’activité de cet établissement dans un bassin de population qui ne peut se satisfaire d’un seul site de soins.

Source : La Dépêche

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