Dix ans après leur naissance, les enfants prématurés restent plus vulnérables : ‘Il y a un effet domino’
À l’âge de dix ans, une majorité des enfants nés prématurément en France se porte bien, mais une proportion significative d’entre eux continue de rencontrer des difficultés comportementales et scolaires. Ces enfants nécessitent parfois des soins et un accompagnement spécifiques, impactant leur vie quotidienne ainsi que celle de leur famille. Telles sont les conclusions d’une étude présentée jeudi par l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale.
La néonatalogiste Véronique Pierrat, première autrice de l’étude, a indiqué que « les résultats montrent qu’un pourcentage non négligeable des enfants nés prématurés fait encore face, à dix ans, à des difficultés, avec des retentissements importants sur leur vie, celle de leur famille, le système de soins… ». Elle a également souligné que ces constats sont « concordants avec ce qui est montré à l’étranger ».
L’étude met en lumière la vulnérabilité persistante de cette population d’enfants, même des années après leur naissance. Stéphane Marret, pédiatre au CHU de Rouen et chercheur à l’Inserm, a affirmé que cette situation « confirme l’existence de la stratégie nationale sur les troubles du neurodéveloppement », qui met l’accent sur l’importance d’un repérage précoce.
Aucune statistique officielle récente n’a été intégrée dans cet article.
Source : Inserm.
