Le goût, le prix, la proximité : les clients expliquent pourquoi ils aiment tant Master Poulet
Vendredi, à midi, les clients font déjà la queue devant le comptoir de Master Poulet. L’enseigne de fast-food spécialisée dans la volaille a ouvert mi-août 2026 sur l’avenue Jean-Médecin. Dès les premiers jours, des files d’attente se sont formées et, un peu moins d’un mois plus tard, elles continuent d’attirer les clients quotidiennement.
Marine, vendeuse dans une boutique à proximité, confirme : « Il y a toujours du monde ». Un constat partagé par les commerçants environnants. Des salariés de bureaux voisins notent que juste avant l’ouverture, à 11 heures, des clients attendent déjà. La fréquentation est constante tout au long de la journée, avec un pic à midi et en soirée. Les consommateurs sont variés, incluant des militaires et des policiers, comme observé lors de notre reportage.
Loïc, qui travaille à proximité, ajoute : « Ça cartonne, c’est évident. Mais je ne pense pas que ça ramène des clients dans les boutiques. Les gens vont acheter du poulet, pas des lunettes ou une boîte d’aspirine. » Marine abonde dans ce sens : « Cette ouverture ne m’a pas amené plus d’affluence. »
Renato, 61 ans, exprime un avis différent : « Je suis ravi. C’est bon, c’est pas cher, c’est pratique. Et puis c’est une excuse pour aller faire les boutiques dans la foulée. Je ne viens pas sur Jean-Médecin que pour Master Poulet. »
Des prix « imbattables »
Un groupe de lycéens de 16 ans souligne : « C’est imbattable. Là, j’ai un repas pour 6 euros. C’est moins cher qu’un menu dans l’un des gros fast-foods habituels », explique Jassim. Julien et Robin confirment, ajoutant qu’ils viennent quasiment tous les midis, délaissant la cantine scolaire.
Un autre groupe d’étudiants, un peu plus âgés, connaît bien Master Poulet. Baptiste note : « On a déjà goûté, c’est bon, mais là on n’avait pas trop le temps alors on est allés à côté. » Lorenzo souligne que les frites sont délicieuses. Yara, 21 ans, est convaincue : « Franchement, ça me plaît. Et s’il y a la queue, c’est le temps que ça se mette en place, ça ira mieux dans quelques semaines. » Loïc, le commerçant, pense que l’engouement est dû à la nouveauté.
Du poulet « rôti et pas frit »
Stéphanie, 42 ans, et son collègue Daniel, 53 ans, profitent d’un moment calme pour passer commande. « Le prix c’est clairement un atout : 3,50 pour du riz et pareil pour un blanc de poulet, c’est imbattable. » Mylène, une trentenaire, balaie d’un revers de main les polémiques sur l’origine de la viande : « Ça m’étonnerait que ce soit différent de ce qu’on trouve ailleurs. Et puis il y a des contrôles. »
Farid, préparateur physique de 40 ans, apprécie le poulet rôti : « Ça me fait un apport de protéines financièrement accessible et gustatif. » Rahmad, 34 ans, souligne que c’est un plat sain et rapide. « Quand on a un peu la flemme de faire à manger, on passe chez Master Poulet en rentrant du boulot. Il y a tout le temps des gens qui attendent devant, même à 23 heures. »
Source : Nice-Matin

