Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : tensions au sein de la droite et du centre
Alors que le délai de dépôt des listes pour les sénatoriales expire ce soir, des tensions émergent au sein de la majorité sénatoriale de la droite et du centre. La cause principale réside dans le soutien apporté par Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat à la présidentielle, à la liste « une droite libre et républicaine des maires au service des maires », menée par la sénatrice sortante Valérie Boyer.
Bruno Retailleau a exprimé son soutien en déclarant : « Valérie Boyer, sénatrice du groupe Les Républicains, est une élue engagée, déterminée et pleinement investie… C’est une femme courageuse et loyale sur qui on peut compter pour défendre les maires, les élus comme les Français. Sa candidature est légitime et nécessaire pour représenter LR au Sénat », comme rapporté dans La Provence.
Jusqu’en juillet, Valérie Boyer occupait la troisième position sur la liste d’union UDI-Renaissance-LR, dirigée par la sénatrice UDI sortante Brigitte Devésa. Cette liste, qui incluait également Renaud Muselier, Véronique Miquelly et Michel Pécout (DVD), avait été validée par la commission nationale d’investiture de LR, présidée par le sénateur Roger Karoutchi. Se sentant « en décalage politique » et regrettant de ne pas être en tête, Valérie Boyer a choisi de lancer une liste dissidente.
Ce soutien de Bruno Retailleau à Boyer a suscité des réactions négatives au sein du groupe centriste, présidé par Hervé Marseille. Ce dernier a qualifié la prise de position de Retailleau de « coup de poignard », soulignant que « quand on est chef de parti et candidat à l’Élysée, on respecte les engagements. On rassemble, on ne divise pas », selon le compte officiel des sénateurs centristes sur X.
Cette situation illustre les fractures croissantes au sein de la droite et du centre, alors que les élections sénatoriales approchent.
Source : La Provence, Public Sénat

