On va devoir se dépouiller sur le terrain, on leur doit bien ça : après l’incendie dévastateur de Biscarrosse, les valeurs du rugby à l’épreuve du feu
Le Biscarrosse Olympique a traversé un été difficile, marqué par une descente de Fédérale 3 en Régionale 1 et des incendies ayant détruit près de 200 maisons dans la commune des Landes en juillet. Joueurs, entraîneurs, et partenaires ont subi de lourdes pertes, mais la reprise des entraînements et l’approche du championnat leur redonnent espoir.
Le stade Jacques Ducom, à Biscarrosse-bourg, est le point de ralliement. Un mois et demi après les incendies, le paysage reste choquant : des zones artisanales dévastées, des arbres calcinés et des maisons réduites à des ruines.
Depuis les incendies, le club-house du Biscarrosse Olympique est devenu un centre de secours. Épargné par les flammes, il a servi de refuge pour les pompiers et les sinistrés. Grâce à l’engagement des bénévoles, des dons ont été collectés et redistribués. Marie Chesneau, co-présidente du club, déclare : « Notre rôle était d’être présent dès le premier jour. »
Les joueurs, bien que marqués par les événements, reviennent progressivement aux entraînements. Vincent Ladisse, entraîneur de l’équipe, a perdu sa maison en quelques minutes. Il raconte : « On espérait que ce ne serait pas le dernier tour de clé… malheureusement, c’était bien le dernier. » Les séances d’entraînement offrent un moment de répit. Michel Ducom, un bénévole, a également perdu son domicile, mais il continue de venir au stade, affirmant que cela lui fait du bien.
Avec la saison qui commence, Vincent Ladisse devra être secondé, car il doit gérer la reconstruction de sa maison. Les joueurs s’organisent pour préparer le début du championnat en Régionale 1, avec un premier match contre Sainte-Livrade-sur-Lot. Matthieu Dubos, co-président, souligne l’importance de former les jeunes dans une région où les opportunités d’emploi sont limitées, surtout après les incendies.
Florian Cambréa et les licenciés partagent cet engagement : « Pour Vincent et pour tous nos partenaires qui ne pourront pas nous suivre cette année, on va devoir se dépouiller sur le terrain. On leur doit bien ça. »
Source : France 3 Régions

