La Fed envisage une hausse des taux face à la résurgence de l’inflation.

Face au retour de l’inflation, la Fed prête à ressortir l’arme des taux

Face au retour de l’inflation, la Fed prête à relever ses taux

La Réserve fédérale américaine (Fed) se prépare à une possible hausse de ses taux directeurs lors de sa réunion prévue mardi et mercredi. Les responsables monétaires envisagent d’augmenter ces taux de 0,25 point, ce qui porterait la fourchette à 3,75 % – 4 %. Cette décision intervient alors que l’inflation a atteint 3,4 % sur un an, en grande partie en raison de la flambée des prix de l’énergie, qui impacte déjà les coûts pour les ménages et les entreprises.

Les chiffres de l’inflation, publiés vendredi, montrent une progression des prix à la consommation de 0,4 % en août, avec une hausse de 3,9 % du prix de l’essence sur le mois, représentant plus d’un tiers de l’augmentation mensuelle. Un autre indicateur, le PCE, a également montré une hausse de 3,7 % sur un an en juillet. L’objectif de la Fed reste fixé à 2 %.

Le risque d’effets de second tour

Une hausse de 25 points de base, bien que modeste, pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’économie. En tentant de refroidir la demande, la Fed espère rendre plus difficile l’imposition de nouvelles hausses de prix. Cependant, l’inflation actuelle est alimentée non seulement par une économie américaine en surchauffe, mais aussi par des chocs d’offre énergétique, échappant au contrôle de la banque centrale. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine, perturbent les marchés pétroliers. Le prix du Brent a atteint 104,61 dollars le baril, tandis que le prix moyen du diesel aux États-Unis a franchi les 6 dollars le gallon.

Un test pour Kevin Warsh

La décision de la Fed sera également un test politique pour Kevin Warsh, nommé par l’ancien président Donald Trump. Warsh doit convaincre les investisseurs de l’indépendance de l’institution, alors que des pressions politiques en faveur de taux plus bas se font sentir, notamment à l’approche des élections de mi-mandat. Actuellement, le marché du travail offre une certaine marge de manœuvre, avec 162 000 emplois créés en août et un taux de chômage stable à 4,1 %. Toutefois, les conditions de crédit se durcissent, et le rendement de la dette américaine à dix ans a frôlé les 5 % cette semaine.

Source : La Tribune

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