Changement de nom et d’organisation pour le Centre éducatif fermé de Montfavet
Suite à une réforme de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), les centres éducatifs fermés (CEF), qui constituent une alternative à l’incarcération pour les mineurs condamnés, sont désormais désignés comme Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Ce changement de nom et d’organisation vise à améliorer la prise en charge de ces jeunes.
L’UJPE de Montfavet accueille actuellement une dizaine de jeunes âgés de 15 à 18 ans, condamnés pour divers délits, et parfois pour des crimes, souvent en lien avec des affaires de narcotrafic. « Nous avons des jeunes qui viennent de Castres, Toulouse, Marseille, et Valenciennes », précise Moktar Elkhourdj, responsable de l’établissement.
Cette réorganisation s’accompagne de l’arrivée de deux nouveaux professionnels : une infirmière et un professeur polyvalent. Les jeunes bénéficient d’un encadrement pour des activités scolaires en petits groupes de 3 ou 4, ainsi que d’activités manuelles à l’extérieur, telles que le débroussaillage.
Les jeunes placés dans cet établissement y restent en moyenne six mois. L’objectif est d’observer progressivement leurs compétences psychosociales et leur capacité à évoluer, permettant ainsi une sortie éventuelle de l’établissement. À leur sortie, ils pourront éventuellement découvrir un métier grâce aux activités réalisées durant leur passage à l’UJPE de Montfavet.
Moktar Elkhourdj souligne également l’importance des améliorations récentes, comme la rénovation du bureau du psychologue, où les jeunes ont participé aux travaux. « Au-delà du caractère obligatoire, ils prennent une forme de plaisir », se félicite-t-il.
Ce changement de structure et d’approche vise à renforcer l’efficacité du système de prise en charge des jeunes en difficulté, dans un contexte où la réinsertion sociale et professionnelle est primordiale.
Source : Radio France – Victor Costa-Mousnier.

