Gérard Depardieu face à un procès pour viol : une étape décisive prévue le 17 septembre 2026
Ce jeudi 17 septembre 2026, Gérard Depardieu se présentera devant la chambre de l’instruction de la cour criminelle de Paris pour contester son renvoi à procès, dans l’affaire qui l’oppose à Charlotte Arnould. L’acteur est accusé de viols et d’agressions sexuelles, des faits que la jeune comédienne prétend avoir subis en août 2018. Depardieu a toujours nié toute violence, arguant qu’il croyait que les rapports étaient consensuels.
La défense de l’acteur a demandé un non-lieu, c’est-à-dire l’abandon de la procédure, en s’appuyant sur plusieurs éléments du dossier, tels que des images de vidéosurveillance et des messages échangés avec Arnould après les faits. Une phrase prononcée par Depardieu, où il admet qu’il peut penser qu’elle n’était pas consentante, continue de peser dans la procédure.
Les événements en question se sont déroulés le 7 août 2018, lorsqu’Arnould, alors âgée de 22 ans, s’est rendue chez Depardieu pour discuter de théâtre et préparer un concours. Selon son témoignage, ce rendez-vous a rapidement pris une tournure inappropriée, l’acteur lui ayant imposé des attouchements, une pénétration digitale et un cunnilingus. Arnould a décrit un état de sidération, se sentant paralysée et incapable de réagir.
Pour sa défense, Depardieu s’appuie sur des vidéos de surveillance qui, selon ses avocats, montrent des interactions sans opposition visible. De plus, une femme de ménage présente ce jour-là a déclaré avoir pensé qu’Arnould était la petite amie de l’acteur. Les avocats mettent également en avant des messages envoyés par Arnould, dans lesquels elle semble chercher à maintenir une relation positive avec Depardieu, malgré ses accusations.
Enfin, la défense rappelle une autre accusation de viol formulée par Arnould en 2020 contre un autre homme, qui n’a pas donné lieu à des poursuites. Le juge d’instruction a précisé que cet épisode ne permettait pas de trancher sur les événements avec Depardieu.
La décision de la chambre de l’instruction pourrait déterminer si Gérard Depardieu sera jugé devant une cour criminelle ou si son renvoi sera annulé.
Source : Marie France, Le Parisien.

