Des zones d’ombre demeurent après le déraillement d’un TER en Seine-Maritime
Un train express régional (TER) a déraillé vendredi 11 septembre en Normandie, soulevant des interrogations quant à la présence d’un morceau de rail sur la voie. Deux jours après l’accident, les autorités continuent d’explorer toutes les pistes, y compris celle d’un éventuel acte malveillant. De nouvelles auditions sont prévues ce dimanche 13 septembre, parallèlement à une enquête technique ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’incident.
Les premiers engins de chantier ont été déployés sur les voies dimanche pour préparer les opérations de relevage du train. L’hypothèse privilégiée par le parquet évoque un choc avec un morceau de rail retrouvé sur les voies, dont l’origine reste à clarifier. Selon Julien Joly, consultant en transports chez Wavestone, « un rail de 5 mètres peut peser jusqu’à 300 kg », rendant peu probable le fait qu’il ait été déplacé facilement.
Le TER circulait dans le sens Rouen-Caen lorsqu’il a heurté le morceau d’acier. La motrice a été projetée sur le bas-côté, et les premiers wagons ont déraillé, s’immobilisant plusieurs dizaines de mètres plus loin. Des passagers rapportent que le choc s’est produit au passage à niveau, le conducteur ayant peut-être aperçu l’obstacle et essayé de freiner d’urgence.
Actuellement, les enquêteurs poursuivent les auditions des témoins et le ministre des Transports a annoncé une enquête technique pour établir les circonstances précises de l’accident.
Source : Franceinfo

