Le temps d’une collaboration : Christelle Kocher dialogue avec Levi’s
En mai dernier, au Festival de Cannes, la mannequin Toni Garrn a foulé le tapis rouge vêtue d’une création signée Levi’s. Cet événement marque une première pour la marque américaine, fondée en 1873, qui s’aventure pour la première fois dans le domaine de la haute couture. La robe bustier en denim enduit, ornée de plumes d’oie et d’autres éléments en denim, a été conçue en collaboration avec la créatrice française Christelle Kocher, fondatrice de Koché et directrice artistique du plumassier Lemarié.
Cette collaboration, bien que Levi’s ait déjà établi des partenariats, notamment avec le label de running Satisfy, représente une incursion significative dans le monde de la couture. Elle a été pensée pour habiller des personnalités sur les tapis rouges, avec des pièces uniques qui allient le savoir-faire français à une matière populaire.
La genèse de cette collection remonte à plus d’un an. Christelle Kocher a visité le siège de Levi’s à San Francisco pour rencontrer l’équipe d’Eureka Innovation Lab, le laboratoire de recherche et développement de la marque. Elle a eu l’opportunité de consulter des archives, y compris des modèles historiques et des créations de Jacques Fath. « J’avais envie de partir de cette matière démocratique et populaire pour l’ennoblir avec les savoir-faire français, tout en préservant une liberté de mouvement, » déclare Kocher.
La collection se compose de dix silhouettes, dont la robe emblématique présentée à Cannes, ainsi qu’une jupe longue en denim avec une mousseline de soie plissée, des plumetis d’autruche et des strass Swarovski. Levi’s a pris en charge la confection du denim, tandis que l’ennoblissement a été réalisé en France par des artisans du 19M, dont Lemarié et l’atelier Koché. Notamment, l’étiquette emblématique de Levi’s a été remplacée pour l’occasion par une version en soie brodée des deux noms.
Cette collaboration souligne l’évolution de Levi’s vers des créations plus sophistiquées, tout en restant ancrée dans ses racines.
Source : Marie Claire
