Un composé caché dans des aliments sains pourrait aggraver les maladies inflammatoires de l’intestin.

A hidden compound in healthy foods may worsen IBD

Un composé caché dans les aliments sains pourrait aggraver les maladies inflammatoires de l’intestin

Une étude récente de l’UNC School of Medicine révèle que des aliments souvent loués pour leur valeur nutritionnelle, tels que les épinards, les amandes et les patates douces, pourraient contenir un composé naturel qui contribue à l’inflammation intestinale chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires de l’intestin (MII).

Publiée le 13 août 2026 dans Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology, l’étude, dirigée par la chercheuse postdoctorale Anna Salvador, PhD, RD, LDN, et le professeur Shehzad Z. Sheikh, MD, PhD, a examiné l’activité génique, les niveaux d’oxalate dans les selles et les habitudes alimentaires des personnes atteintes de MII ainsi que celles des personnes en bonne santé. Des expériences ont également été menées sur des souris et des cellules cultivées pour analyser l’influence potentielle de l’oxalate alimentaire sur l’inflammation de la muqueuse intestinale.

Les chercheurs ont constaté que deux protéines de transport, SLC26A2 et SLC26A3, responsables de l’élimination de l’oxalate du système digestif, étaient présentes en quantités significativement réduites dans les tissus intestinaux des patients atteints de colite ulcéreuse et de maladie de Crohn. Cette réduction était observée indépendamment de la présence d’inflammation active, suggérant que l’inflammation exacerbée pourrait être liée à une absorption réduite de l’oxalate.

Les patients atteints de la maladie de Crohn présentaient des niveaux d’oxalate dans les selles significativement plus élevés que ceux des personnes en bonne santé, malgré une consommation similaire d’aliments d’origine végétale. Cette conclusion a été établie grâce à un questionnaire diététique validé et à une méthode de métabarcodage ADN.

Les résultats indiquent que l’élévation de l’oxalate dans les intestins pourrait être davantage liée à un problème biologique dans la façon dont le corps traite l’oxalate qu’à la quantité d’oxalate ingérée. Des expériences sur des modèles animaux ont également renforcé ce lien, révélant que les souris nourries avec un régime enrichi en oxalate avaient un taux de survie réduit de 60 % lorsqu’elles étaient exposées à une substance induisant la colite.

Les chercheurs soulignent que ces découvertes n’impliquent pas que les personnes atteintes de MII doivent éliminer les aliments d’origine végétale de leur alimentation. Au contraire, elles suggèrent que même des quantités modérées d’oxalate peuvent contribuer à l’inflammation chez les individus génétiquement susceptibles.

Cette recherche ouvre une nouvelle voie thérapeutique qui relie la nutrition à l’inflammation intestinale. Cependant, les chercheurs insistent sur la nécessité de mener d’autres études pour établir des recommandations formelles concernant l’apport en oxalate pour les personnes atteintes de MII.

Source : UNC School of Medicine

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *