Athènes devient une nouvelle destination pour les hedge funds en quête d’opportunités.

Athènes, nouvelle escale de l’odyssée des hedge funds

Athènes, nouvelle escale des hedge funds

Ulysse aurait mis dix ans à retrouver le chemin d’Ithaque. C’est aussi le temps qu’il a fallu à la Grèce pour se replacer sur les radars des financiers. Millenium Management, l’un des plus gros fonds d’arbitrage au monde, va ouvrir un bureau à Athènes et y installer l’un de ses cadres dirigeants, actuellement basé à Londres. De plus, Chris Rokos, milliardaire et fondateur du hedge fund éponyme, a annoncé son départ de la capitale britannique pour s’installer en Grèce.

Ce regain d’intérêt pour la patrie d’Homère ne peut être attribué qu’à la beauté des paysages ou au succès du film L’Odyssée. En juin, le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis a introduit un nouveau régime fiscal pour attirer les gestionnaires étrangers de fonds alternatifs et de capital investissement. Les bonus et la quote-part des plus-values réalisées (carried interest) seront taxés à 5 %, contre 15 % dans le régime général. Ce dispositif s’ajoute à une me existante permettant aux particuliers transférant leur résidence fiscale en Grèce de bénéficier d’un forfait de 100 000 euros sur leurs revenus étrangers. De plus, leur patrimoine situé hors du pays est exonéré de droits de succession. Ce modèle fiscal a déjà prouvé son efficacité à Milan, qui est devenu un pôle d’attraction pour les investisseurs.

Athènes a conditionné ce nouveau régime à un investissement d’au moins 3 millions d’euros par an de la part des employeurs des impatriés, afin d’attirer non seulement des gestionnaires de fonds, mais aussi de la substance économique. Bien que l’idée de transformer la Grèce en une place financière de premier plan semble ambitieuse, la symbolique est forte, surtout une décennie après le défaut de paiement du pays et l’instauration d’un contrôle des capitaux.

Ces développements rappellent que dans un contexte de contraintes budgétaires, un État ne peut pas simplement augmenter les impôts sans se soucier de sa compétitivité. En abolissant le statut avantageux des « non-dom » l’an dernier, le Royaume-Uni a cherché à améliorer l’équité fiscale, mais a constaté un exode de contribuables fortunés. Chris Rokos n’est que le dernier exemple en date.

Source : Agefi.

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *