Les entreprises rencontrent des difficultés pour mer le retour sur investissement (ROI) de leurs projets d’intelligence artificielle (IA). Une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a révélé qu’en 2025, 95 % des organisations n’ont pas obtenu de ROI mesurable de leurs initiatives en IA générative. (leparisien.fr)
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs. Les méthodes de calcul du ROI pour l’IA générative ne sont pas matures ni normalisées, rendant les analyses comparatives souvent inexistantes. De plus, les efforts de développement, notamment le réglage fin des modèles et l’exécution de charges de travail intensives en calcul, nécessitent des investissements significatifs. (ibm.com)
Par ailleurs, une enquête menée par Dataiku et Harris Poll en 2026 a montré que 82 % des directeurs des systèmes d’information (DSI) admettent que leurs équipes déploient des agents et des applications IA plus rapidement que la capacité de gouvernance de la direction informatique. Seules 18 % des organisations ment activement leur ROI en IA. (itsocial.fr)
Face à cette situation, les DSI constatent une pression accrue de la part des conseils d’administration pour démontrer un ROI tangible de l’IA. Une étude de 2026 indique que près des trois quarts des DSI estiment que leur poste serait menacé si l’IA ne génère pas de gains mesurables dans les deux ans. (itsocial.fr)
Pour remédier à ces défis, le Cigref recommande aux DSI de sortir des approches comptables traditionnelles et de construire un cadre d’évaluation adapté à chaque organisation. Ce cadre doit intégrer les coûts visibles, tels que l’ingénierie, l’infrastructure et les licences, ainsi que les coûts moins évidents liés à la transformation organisationnelle induite par l’IA. (itforbusiness.fr)
En conclusion, bien que l’IA offre un potentiel significatif, les entreprises doivent développer des méthodes appropriées pour mer son ROI et aligner leurs stratégies d’IA avec les objectifs organisationnels pour en maximiser les bénéfices.
