Le soleil breton nous a joué des tours : une fréquentation en baisse mais un bilan positif pour Livr’à Vannes
La 2026e édition du salon Livr’à Vannes a enregistré une baisse de la fréquentation le dimanche après-midi, selon Patrick Mahé, président de l’événement. « Les gens sont allés à la plage. Mais certains ont anticipé leur visite et sont venus ce matin », a-t-il déclaré. La fréquentation globale sur les trois jours est estimée à 32 000 personnes, une diminution par rapport aux 36 000 visiteurs de l’édition précédente en 2025.
Cette année, le vendredi a connu une affluence accrue avec 8 000 visiteurs, grâce à une amplitude horaire élargie d’une heure et demie. « Le vendredi est devenu une journée scolaire et généraliste », se réjouit Patrick Mahé. Le samedi a été la journée la plus fréquentée avec 14 000 passages, tandis que le dimanche a attiré près de 10 000 personnes.
Les auteurs présents se sont montrés satisfaits de leur participation. Jean Guyot, historien vannetais, a noté un « salon très réussi avec un public féminin très représenté ». Pierre Assouline a ajouté que « les lecteurs achètent beaucoup de livres », tandis que Bruno Bertin, dessinateur, a mentionné avoir vendu 700 BD, soulignant que « l’enthousiasme est la clef du bonheur ».
Gilles Tranchant, libraire vannetais, a qualifié le cru 2026 de « correct », même s’il reste en deçà de l’édition exceptionnelle de 2025. Il a indiqué avoir reçu 28 palettes de livres, soit 25 000 ouvrages pour 760 titres. Les best-sellers de cette année incluent Franck Thilliez, Michel Bussi, Emma Green, Mélissa Da Costa, Aurélie Valognes et Sophie Tal Men. Les genres les plus populaires sont la romance à traits féminins, les polars et la bande dessinée.
Concernant les essais, ils continuent d’attirer un public fidèle. Le sous-préfet Stéphane Jarlegand a exprimé sa satisfaction d’avoir croisé le philosophe Pascal Bruckner, qu’il considère comme une source d’inspiration.
Cependant, la présence de nombreux visiteurs n’a pas nécessairement conduit à des ventes records. Le directeur des éditions du Donjon a souligné que « le pouvoir d’achat a baissé », notant une chute de 50 % des ventes par rapport à il y a deux ans. Patrick Mahé a également relevé que les achats de livres de poche avaient augmenté au détriment des grands formats. Un couple de jeunes Morbihannais, Geoffrey et Emma, a quitté la librairie avec dix livres pour un total de 150 €, malgré l’absence de budget prévu.
Bien que le bilan du salon soit largement positif, des améliorations sont nécessaires. Patrick Mahé a insisté sur l’importance d’une meilleure gestion du calendrier de présence des auteurs, afin de garantir leur engagement envers le public et les libraires. De plus, l’auteure Catherine Bardon a signalé un problème d’éclairage dans la grande librairie, qui a été laissé allumé tout l’après-midi, générant une chaleur excessive.
Source : Le Télégramme
