Femua 2026 : Roseline Layo, la voix des sans-voix à Abidjan
Ce dimanche, Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a accueilli le Femua, le festival des musiques urbaines d’Anoumabo, un événement créé par le groupe Magic System, qui allie musique et développement. Ce festival s’est révélé particulièrement adapté à Roseline Layo, surnommée la diva des sans-voix.
Roseline Layo, artiste engagée, évoque avec émotion son enfance à Man, dans le quartier Domoraud. Elle se remémore : « Le souvenir qui me revient maintenant, c’est lorsque j’étais à la maison au bord de notre puits. Je m’asseyais là-bas le soir et je chantais encore et encore. » Sa passion pour la musique a rapidement pris de l’ampleur, la conduisant à se produire dans des chorales d’école et d’église.
Devenue une figure emblématique en Côte d’Ivoire, Roseline Layo utilise sa notoriété pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences faites à leur égard. Elle déclare : « On n’a pas le droit de taper la femme quand cela ne va pas. » Son engagement pour l’égalité des sexes est constant, et elle encourage la solidarité au sein de sa communauté : « Ces derniers temps, ce qui me plaît, c’est que quand quelqu’un a un problème, ça devient le problème des autres. »
Le Femua, en célébrant des artistes comme Roseline Layo, met en lumière les enjeux sociaux et culturels de la Côte d’Ivoire, tout en renforçant l’idée que la musique peut être un vecteur de changement et de développement.
Source : RFI

