Des machines capables de lire notre peau : jusqu’où peut aller la tech ?
Après notre sommeil, notre rythme cardiaque ou notre nombre de pas chaque jour, la technologie me désormais notre peau. Des scanners en magasin aux selfies analysés par intelligence artificielle, les outils se multiplient pour évaluer son état et recommander des cosmétiques adaptés. Jusqu’où peut-on leur faire confiance ?
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Hydratation, pores, rougeurs, taches… La technologie promet désormais de scruter notre peau jusque dans les moindres détails. L’objectif affiché : mieux connaître ses caractéristiques pour choisir les produits les plus adaptés et éviter de tester des crèmes au hasard.
Chez Sephora ou Caudalie, par exemple, certains magasins sont équipés de scanners de peau. En quelques minutes, ces appareils observent le visage, évaluent différentes particularités de l’épiderme et permettent ensuite de proposer une routine personnalisée.
Plus besoin, cependant, de se déplacer en magasin. Plusieurs marques proposent désormais des outils accessibles depuis chez soi, à partir d’un simple selfie. L’utilisateur photographie son visage, sans lunettes ni maquillage. Une intelligence artificielle analyse ensuite les pixels de l’image pour repérer certaines caractéristiques visibles : ridules, taches brunes, éclat ou contour des yeux.
Ces informations sont comparées aux milliers de visages utilisés pour entraîner l’algorithme. L’Oréal indique que l’un de ses outils a été développé à partir de plus de 25.000 images.
La technologie va désormais beaucoup plus loin qu’une simple photographie. L’Oréal a développé avec Lancôme une machine capable d’étudier ce qui se passe à la surface de la peau. Un échantillon est prélevé sur la joue à l’aide d’une bande adhésive, puis placé dans une solution. Un mini-laboratoire sur puce analyse plusieurs biomarqueurs protéiques qu’il contient. Ces protéines peuvent donner des indications sur la façon dont la peau vieillit et sur sa réaction à certains actifs cosmétiques.
En cinq minutes, la machine promet ainsi d’estimer l’âge biologique de la peau et d’aider à déterminer les soins qui pourraient lui convenir.
Reste une question : peut-on vraiment faire confiance à ces technologies ? Ces outils peuvent mer ou repérer certaines caractéristiques de la peau, mais ils ne doivent pas être confondus avec un diagnostic médical. En cas de rougeurs, par exemple, ils ne peuvent pas déterminer les causes ni diagnostiquer une maladie de peau. L’expertise d’un dermatologue reste indispensable.
Il faut également garder à l’esprit que les entreprises qui développent ces outils sont aussi celles qui commercialisent les produits recommandés. Une dimension commerciale à prendre en compte au moment de suivre (ou pas) les conseils de l’algorithme.
Source : Franceinfo
