Route Ndendé-Doussala : la BAD suspend ses décaissements pour des décomptes impayés de 7 milliards FCFA
Le chantier de bitumage de la route Ndendé-Doussala, situé dans le sud du Gabon, fait face à de nouvelles difficultés. Selon des informations publiées le 11 septembre 2026 par le quotidien national L’Union, la Banque africaine de développement (BAD) a suspendu ses décaissements en faveur du projet depuis le 1er mars dernier. Cette décision est attribuée à des engagements financiers non respectés par l’État gabonais, et ses conséquences se font déjà sentir sur le terrain.
Actuellement, les travaux sont avancés à environ 55 %. Toutefois, un ralentissement significatif, voire un arrêt total, pourrait survenir si la situation financière ne s’améliore pas. L’entreprise chinoise Sinohydro B14, responsable de l’exécution du chantier, est directement impactée par cette suspension et rencontre des difficultés de trésorerie.
Les décomptes impayés, s’élevant à près de 7 milliards de FCFA, sont au cœur de cette crise. Selon L’Union, cette situation de non-paiement s’est déjà produite à trois reprises depuis le mois de juin. En conséquence, l’approvisionnement du chantier est gravement perturbé. La fourniture de bitume destinée à Libreville a été suspendue, et Sinohydro B14 est confrontée à des ruptures de stocks pour plusieurs intrants essentiels, tels que le carburant, le ciment et les émulsions.
Cette situation soulève des incertitudes quant à la poursuite des travaux. Sur un projet de cette ampleur, la régularité des approvisionnements est cruciale pour maintenir le rythme d’exécution et respecter les délais.
La route Ndendé-Doussala, longue d’environ 49 kilomètres, représente un maillon essentiel du corridor de la Transafricaine. Le projet inclut également la construction d’un pont frontalier pour renforcer la connexion entre le Gabon et le Congo, faisant de cette infrastructure un élément stratégique pour la mobilité et les échanges commerciaux dans la région.
Une interruption prolongée des travaux pourrait nuire à la dynamique de désenclavement du sud du pays et compromettre les ambitions du Gabon en matière d’infrastructures.
Pour éviter un blocage total, le règlement rapide des arriérés devient une priorité. La capacité de Sinohydro B14 à poursuivre ses opérations et à mener à bien ce projet vital pour le Gabon dépendra largement de la restauration des conditions financières nécessaires à son bon fonctionnement.
Source : L’Union
