Présidentielle 2027 : « Ne nous laissons pas tondre » lance Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité
À sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, les candidats intensifient leurs campagnes. Lors de la Fête de l’Humanité, le 12 septembre, Fabien Roussel, leader du Parti communiste français (PCF), a appelé à « envahir les ronds-points », en référence au mouvement des « gilets jaunes ». Il a déclaré : « Ne nous laissons pas tondre jusqu’à la présidentielle », insistant sur le fait que « le peuple de France » ne doit pas être traité comme des moutons.
Roussel a exhorté les citoyens à se mobiliser pour exiger la fin du « raquet », une réduction des taxes sur l’essence, la confiscation des profits de Total, ainsi qu’une augmentation des salaires et des pensions.
Jean-Luc Mélenchon, également présent, a centré son discours sur l’économie, évoquant les « marges des raffineurs », qu’il affirme avoir quadruplé depuis le blocage du détroit d’Ormuz. Il a proposé d’instaurer une « échelle mobile des salaires », qualifiant l’inflation actuelle de « rapt sur la paie des travailleurs ». Cette déclaration a suscité des critiques, notamment de Bruno Retailleau, président des Républicains, qui a accusé Mélenchon d’être « la fée Clochette de la dette ».
D’autres candidats, comme François Hollande, Edouard Philippe et Marine Le Pen, ont également fait leur rentrée politique. Hollande était à la Fête de la Rose du PS, Philippe au festival agricole Les Terres de Jim, et Le Pen a rencontré des parlementaires au Touquet.
Les échanges à la Fête de l’Humanité illustrent les tensions croissantes entre les différentes formations politiques à l’approche de l’élection présidentielle.
Source : Franceinfo
